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"The Lunchbox" : savoureuse romance à l'indienne


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"The Lunchbox" : savoureuse romance à l'indienne

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The Lunchbox, comprenez comprenez la boîte déjeuner, est l’histoire de la rencontre de deux solitudes.

D’un côté, Ila, délaissée par son mari, tente de le reconquérir en lui préparant de savoureux déjeuners qu’elle confie aux Dabbawallahs, le réseau de livreurs de Bombay.

Mais l’impossible se produit : sa “lunchbox” atterrit sur le bureau d’un autre, Saajan, un veuf proche de la retraite. S’apercevant de l’erreur, elle lui glisse un mot dans le repas suivant. Une relation épistolaire se noue alors entre les deux protagonistes.

Ritesh Batra, le réalisateur, a longtemps enquêté sur ces livreurs de repas. “Les Dabbawallahs sont une tradition vieille de 120 ans, à Bombay uniquement, explique-t-il. Ils sont partie intégrante de la ville. C’est une profession ancestrale. Ils viennent tous du même village et sont livreurs de père en fils. Chaque jour, ils livrent des centaines et des milliers de boîtes repas préparées par les épouses à la maison pour leur mari au bureau. Ils ne se trompent jamais !”

Ila ne quitte l’appartement que rarement. Son domaine, c’est la cuisine. La lunchbox lui permet d‘établir un contact inespéré avec le monde extérieur.

Nimrat Kaur a bien cerné le personnage d’Ila, qu’elle interprète. “Son monde est si petit vous savez, la cuisine, c’est son tout ! C’est son bureau, son industrie, c’est tout ! C’est ce qui lui donne son sentiment d’appartenance. C’est une vie, une existence très simple. On la voit entamer un voyage, ce qu’elle fait ne correspond pas du tout à son personnage, elle est en train de se rendre compte qu’on a qu’une vie, et à chacun de la vivre comme il l’entend…”

Sur le tournage, le réalisateur a fait en sorte que les acteurs principaux se croisent le moins possible, afin de préserver la part de mystère. Ils ont eux aussi uniquement communiqué par lettres.

Nimrat Kaur est seule dans la quasi totalité des scènes, ce qui ne l’a pas dérangée, au contraire. “J’ai tiré l’inspiration de toutes les lettres qui étaient dans le script, confie-t-elle. Pourquoi a-t-il écrit telle chose ? Pourquoi ai-je écrit telle chose ? A quel moment ? Le rythme de l’histoire était très intéressant. Etre seule n‘était pas si difficile, c‘était grisant et satisfaisant en ce sens que c’est un luxe que vous n’avez que rarement !”

Le succès du film ? Ritesh Batra l’explique ainsi : “dans les grandes villes, il est possible de se sentir seul dans une foule. C’est une des raisons pour laquelle le film parle à tant de gens. Je me demande souvent pourquoi c’est le cas. Je pense qu’une des qualités universelles du film est que les gens s’identifient au thème de la solitude urbaine.”

Le film a été diffusé en avant-première en mai dernier à Cannes, dans le cadre de la semaine de la critique. Il a depuis fait la tournée des festivals : Sarajevo, Toronto, Londres et Karlovy Vary.

Il a fait un triomphe lors de sa sortie en Inde, en Septembre. Il est actuellement à l’affiche en Europe.

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