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La Tunisie célèbre sans enthousiasme les trois ans de la révolution

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La Tunisie célèbre sans enthousiasme les trois ans de la révolution

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Ici à Sidi Bouzid, trône un grand portrait de Mohamed Bouazizi, ce vendeur ambulant qui en s’immolant par le feu le 17 décembre 2010, précipitera sans le savoir la chute de Ben Ali.

Dans les rues, les manifestants brandissent les portraits d’un opposant assassiné en juillet. C’est un jour de colère, de désillusion : on fustige les “voleurs” au gouvernement, on évoque le désespoir de la jeunesse, on réclame du travail. La pauvreté est le principal motif de mécontentement, plus de 50% des diplomés sont au chômage.

Le président Marzouki a fait une discrète allocution, demandant aux Tunisiens de “ne pas souligner seulement ce qui n’a pas été fait depuis trois ans, mais de se réjouir de ce qui a été réalisé.”

A Tunis des militants jihadistes critiquaient eux un gouvernement islamiste jugé trop faible, réclamant l’imposition de la charia.

La Tunisie est loin d‘être sortie de la crise politique, mais contrairement aux autres pays sur lesquels a déferlé ensuite le printemps arabe, la Tunisie n’a pas plongé dans la violence.