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Dennis Rodman revient en Corée du Nord pour préparer l'équipe de basket


Corée du Nord

Dennis Rodman revient en Corée du Nord pour préparer l'équipe de basket

Le basketteur américain veut il faire du sport une arme diplomatique? Adoucir les mœurs en Corée du nord, peut-être. L’administration américaine a en tous cas pris soin de préciser que Dennis Rodman n‘était en rien l‘émissaire de Washington.

L’ancien joueur américain est arrivé ce jeudi à Pyongyang, oú il devrait rester jusqu’au 23 décembre, sa troisième visite en Corée du nord depuis le début de l’année. Objectif : préparer l‘équipe nationale nord-coréenne de basket en vue d’un match organisé le 8 janvier pour l’anniversaire du dictateur Kim Jong-Un et qui opposera la formation nord-coréenne à une sélection d’anciens professionnels de la NBA.

Cette visite du basketteur américain intervient quelques jours après une purge au sommet et l’exécution du propre oncle de Kim Jong-Un, le numéro deux du régime, et alors que Washington dissuade les citoyens américains de se rendre en Corée du Nord. Mais pour Dennis Rodman le sport n’a rien à voir la politique. L’ex-star des Bulls a tenu à se distancier des évènements politiques dans ce pays ou il entretient des relations particulières avec ses dirigeants.

Connu autant pour ses excentricités, ses tatouages et ses coupes de cheveux multicolores que pour ses cinq titres en NBA, Dennis Rodmann a noué des liens personnels inattendus avec le jeune Kim Jong-Un, éduqué en Suisse et grand passionné de basket américain.

En février, Dennis Rodman avait rencontré Kim Jong-Un, qui a succédé à son père décédé fin 2011. Il était revenu en septembre en Corée du nord passer des vacances auprès de celui qu’il a qualifié d’“ami pour la vie”.

La passion du jeune dictateur pour les Bulls, équipe légendaire où Rodman a côtoyé Michael Jordan, est un point commun avec Barack Obama, lui-même originaire de Chicago. La comparaison s’arrête là : même si l’ex-vedette de la NBA a dit espérer que les Américains et le président américain se sentiront “impliqués” dans le match, le département d’État s’est démarqué haut et fort. Alors que Pyongyang détient depuis fin 2012 Kenneth Bae, un Américain condamné à 15 ans de camp de travail sous l’accusation d’avoir voulu renverser le régime, la porte-parole de la diplomatie américaine Marie Harf a martelé: “On doit se concentrer sur ce qui est vraiment important en Corée du Nord : l’atroce situation économique de son peuple et pas le fait ou non qu’une ancienne vedette de la NBA va là-bas pour jouer au basket-ball”.

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