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Centrafrique : des Tchadiens tirent sur une foule qui leur est hostile


République Centrafricaine

Centrafrique : des Tchadiens tirent sur une foule qui leur est hostile

La situation se corse encore en Centrafrique. Ce lundi matin, des soldats tchadiens de la Misca, la force africaine, ont ouvert le feu sur des manifestants qui protestaient contre leur présence, aux abords de l’aéroport de Bangui. Une personne a été tuée et plusieurs autres blessées, d’après des témoins.
Des soldats français de l’opération Sangaris ont tenté de calmer les manifestants et leur ont demandé de rentrer chez eux : “on va s’occuper des blessés. On va trouver les responsables. Laissez-nous faire”. “S’il vous plaît, rentrez chez vous. C’est pas ici au coin de la rue qu’on va résoudre les problèmes. Rentrez chez vous”.

Les soldats tchadiens de confession musulmane sont régulièrement accusés de complicité avec les ex-rebelles centrafricains de la Séléka à Bangui, capitale à majorité chrétienne. Un porte-parole des milices chrétiennes “anti-balaka” a exigé leur retrait immédiat de Centrafrique.

En mars déjà, le contingent tchadien avait été accusé d‘être resté passif pour permettre aux éléments de la Séléka de renverser le président élu François Bozizé, un chrétien, et d’installer à la présidence Michel Djotodia, l’un des leurs, de confession musulmane.

Les incidents de ce lundi viennent compliquer les efforts de la communauté internationale qui tente d’apaiser les tensions interreligieuses dans ce pays. Et ce, alors que les troupes françaises ont été accusées de partialité ce dimanche par des milliers de musulmans après la mort de trois combattants de la Séléka.

Par ailleurs, ce lundi, l’Union européenne a annoncé un embargo sur les exportations d’armes et l’interdiction de l’envoi de mercenaires à destination de la Centrafrique.

Avec AFP er Reuters

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