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La peur de l'exode roumain et bulgare

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La peur de l'exode roumain et bulgare

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Ce premier janvier est une grande nouveauté pour les Roumains et les Bulgares qui peuvent désormais travailler librement dans l’ensemble de l’Union européenne. Neuf pays de l’UE leur étaient encore fermés, dont la France, et la Grande-Bretagne. Londres où l’inquiétude d’un déferlement de main d’oeuvre n’a fait que monter ces derniers temps.
Mais Damian Draghici, sénateur roumain et conseiller du Premier ministre à Bucarest se veut rassurant : “Je crois que c’est plus un jeu politique, ou une façon d’exagèrer les choses. Je ne crois pas que les Roumains vont envahir la Grande-Bretagne.”

Une agence de recrutement roumaine raconte que les demandes des Roumains sont moins nombreuses que les offres qu’elle reçoit des entreprises britanniques. Mihai Fertig, qui fait la route entre Bucarest et Londres avec son bus, explique que “la majorité des gens qui veulent travailler à l‘étranger y sont déjà. Nous espérons, avec l’ouverture du marché, que les réservations vont augmenter de 10%.”

Pour Keith Vaz, un homme politique britannique dans l’opposition, il aurait fallu que son pays s’organise mieux face à l’arrivée potentielle de travailleurs migrants : “Je pense que nous devons réfléchir à une stratégie pour gèrer ce problème de liberté de mouvement, et les restrictions de travail en Grande-Bretagne, dit Keith Vaz, pour éviter des drames et des crises dans le futur.”

Comme au temps de la crainte du “plombier polonais”, la paranoïa flotte sur Big Ben, alors que 100.000 migrants roumains et bulgares travaillent déjà en Grande-Bretagne.