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Passage à l'euro : quels lendemains de fête pour la Lettonie ?


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Passage à l'euro : quels lendemains de fête pour la Lettonie ?

La Lettonie a célébré en grandes pompes son passage à l’euro le 1er janvier.

Pourtant, l’abandon du lats, la devise nationale introduite en 1993 pour remplacer le rouble soviétique, est loin de faire l’unanimité : seul un quart des Lettons étaient pour, la moitié contre.

Il faut dire que l’entrée dans la zone euro n’offre aucune garantie de prospérité à ce petit pays de deux millions d’habitants, qui vient d’opérer, à grand renforcement de cures d’austérité, un redressement économique spectaculaire.

Sur le papier, Riga est créditée d’une croissance près de quatre fois supérieure à la moyenne du club en 2014. Son inflation devrait à peine dépasser les 2% recommandés par le pacte de stabilité monétaire, et le chômage devrait y être contenu.

Mais la Lettonie revient de loin : en 2009, son PIB a plongé de 25%. Depuis, 20% de sa population active s’est expatriée, faisant baisser artificiellement le taux de chômage. Qui plus est, l‘économie lettone repose à 70% sur les services financiers. Et nombre d’analystes s’inquiètent de l’importance des dépôts étrangers dans les banques lettones – une menace pour sa stabilité financière – et redoutent un nouveau scénario à la chypriote.

C’est donc une économie fragilisée qui fait son entrée dans une zone euro loin d‘être sortie d’affaire. 5 de ses membres, l’Irlande, la Grèce, le Portugal, l’Espagne et Chypre, ont bénéficié de plans de sauvetage. Si les dernières statistiques sont encourageantes, les perspectives de croissance du bloc cette année restent atones.

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