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Milan met dans le mille

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Certains diront “Oh la barbe”,
Nous, on dit “c’est zarb”.

Parce qu‘à la fashion week milanaise,
On veut des silhouettes cool, posées, à l’aise.

Sur les podiums,
On débusque un nouvel homme.

“L’homme de ce défilé, c’est un jeune surfeur qui vit en milieu urbain dans une grande ville”, explique la créatrice Angela Missoni. “Le matin dès l’aube il s‘échappe pour aller chercher la vague parfaite. Et ensuite il revient en ville pour aller au boulot.”

Mais après une longue baignade matinale,
Difficile d’avoir une allure phénoménale.

Alors pour éviter un style trop broussailleux,
Entre plage et bureau, messieurs,
N’oubliez pas votre séche-cheveux.

Pantalons larges et gilets de laine,
Plutôt détendue, la dégaine.

Oublié le chic milanais tiré à quatre épingles.
Bien plié sur sa tringle.
Le costard reste au placard,

Missoni se voulait novateur et flirter avec le swag.
Jeter un pavé dans la mare, faire quelques vagues.

Mais la mode est un milieu lisse.
Une mer d’huile sur laquelle tout glisse.

En résumé, Missoni voulait nous faire surfer.
Mais tout ça, c’est surfait.

***

A Milan, Prada joue à domicile,
Et sa ligne créatrice n’a pas dévié d’un fil.

Ici on ne surfe pas, on a l’air agacé.
La seule planche que l’on utilise, c’est celle à repasser.

Cravates en trompe l‘œil,
Sobriété jamais tape-à-l‘œil,

Coupe aux genoux ou coupe aux hanches,
Prada a plus d’un tour dans sa manche.

Emmitouflé dans cette fourrure,
Une fashionista dans l’oreille vous murmure…
…que vous êtes armé pour affronter la rue et ses tumultes.
Oubliées les planches à roulettes, bienvenue chez les adultes.

La maison ne s’emmêle jamais les pinceaux,
Ni les aiguilles, ni les ciseaux.

Rien à redire chez Prada.
Chez qui souffle un esprit de movida.

A jamais aspirateur de tendances urbaines,
Pour toujours inspirateur de stylistiques aubaines.

***

L’Anglais John Richmond,
S’est fait un nom dans la mode et son petit monde.

Classique, tel un joueur de roulette,
Richmond mise sur le rouge ou le noir.

Cette année, il rend hommage à Lou Reed,
Avec d’intrépides vestes de tweed.

Mais même s’il se la joue Velvet
Le créateur et tout sauf Underground.

“La collection cette année présente beaucoup de nuances de noir, beaucoup de noir”, souligne le créateur anglais. “Et mon travail se concentre beaucoup sur le fait-main, on essaye de trouver de nouvelles techniques.”

Dommage dès lors de faire dans le cliché,
Avec Richmond l’homme est prié de s’afficher.

Mesdames, ne soyez pas jalouses,
La mode féminine c’est demain sur Euronews.

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