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Un savoir-verre à bout de souffle

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Le verre. On le voit, on le touche, on l’utilise tous les jours.
En oubliant bien souvent que le fabriquer est un art.

Dans l’atelier de M. Stefanescu, le plus réputé de Roumanie, pas de machine, pas de robot, non. Car pour donner vie au verre il faut maîtriser le feu, savoir étirer la matière, connaître ses forces, ses faiblesses.

La Roumanie a une longue tradition de soufflage de verre. Une tradition en voie de disparition.

“On essaye d’attirer les jeunes vers notre métier”, explique le patron Petru Stefanescu. “On leur montre ce que l’on fait. Mais peu d’entre eux sont vraiment intéressés pour devenir souffleurs de verre. Les jeunes d’aujourd’hui ne s’intéressent pas à l’artisanat. Et la Roumanie ne met pas en place une politique pour orienter les jeunes vers nos métiers.”

Dans cet atelier situé près de Bucarest, la moyenne d‘âge est très élevée.
Ces artisans aimeraient transmettre leur savoir-faire mais cette délicate technique n’intéresse plus personne. Stefan Hancu est souffleur de verre depuis 60 ans. Pour lui, c’est un métier hors du commun.

“C’est un travail très précis, délicat”, souligne l’artisan. “Tout le monde ne peut pas le faire, il faut vraiment aimer ça. Il faut penser à comment faire fondre le verre et à comment le couper. Il faut le ressentir à l’intérieur de soi.”

Heureusement, il y a quelques exceptions. Ionut Malureanu, 27 ans, a déjà dix ans d’expérience dans les doigts.

La petite entreprise de M. Stefanescu ne connaît pas la crise. Elle exporte ses créations dans le monde entier. Mais il va falloir d’autres jeunes souffleurs de verre pour que la Roumanie conserve son savoir-faire du verre.

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