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Nawak sur le catwalk


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Nawak sur le catwalk

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Suite de la fashion week de Milan,
Rendez-vous des fashionistos horripilants.

Longtemps les jeunes premiers ont demandé son scalp,
Mais Armani est de retour dans la capitale des Alpes.

Inspiré par les italiennes montagnes,
En altitude le créateur débouche le champagne.

Sac à dos de rando, pull-overs et gants de ski,
Une collection plus hiver qu’automne, c’est exquis.

Messieurs, pour dévaler les pistes noires ainsi costumés,
Il faudra à une avalanche de luxe vous accoutumer.

Bravo Giorgio, fallait oser le casque de snowboard,
Et ces silhouettes typiques des nordiques fjords.

Et votre tête qui flotte seule ainsi dans les airs,
Nous rappelle que votre élégance révolue est celle des grands d’hier.

Que dire alors de Gucci le chiquissime,
Et de ses inspirations maritimes ?

Cabans, vareuses, sacs de matelot,
Ces diaphanes mannequins partent à la pêche au cachalot.

Faces burinées et frappées par les embruns,
Ils restent fièrement sur le pont, ces grands et beaux bruns.

Regard au loin, l’homme qui porte ces audacieuses coupes,
Se sent gonflé de confiance, le vent en poupe.

Engoncé dans sa veste manches courtes, toujours en cuir.
Il saura que sous les néons urbains, Gucci le fera reluire.

Loin, très loin des élégants défilés lombards,
Vous voici téléportés vers l’Asie et ses à-côtés criards.

Elle aussi, elle a sa fashion week : Hong Kong,
Occasion de découvrir les locales silhouettes oblongues.

Et les créations de l‘étoile filante Masha Ma,
Qui nous propose de sa création un ambigu panorama :

“On a créé une silhouette que l’on a appelé la silhouette Masha Ma. C’est une transposition de la calligraphie symbolique et urbaine sur les modèles. Donc on a l’alphabet de A à Z transposé sur les créations. Donc si vous tapez une phrase, elle devient une image individuelle.”

Quand on trouve l’inspiration dans un clavier,
On risque de dévier, de se retrouver dans le gravier.

Mais quand Masha Ma tape AZERTY,
Elle s’adresse à un public averti.

Transparente, colorée et minimaliste,
La jeune créatrice inscrit sa collection en tête de liste.

La jeune femme se veut trait d’union, pont, viaduc,
Entre Chine et Occident, loin des divergences fashion caduques.

Enfin pour terminer cette escapade asiatique,
Voici le défilé de Henry Lau, hongkongais éclectique.

Le couturier se la joue tapis rouge, chic Hollywood,
Avec les plus grands, il pense batailler au coude à coude.

Mais comment mêler la femme fatale, croqueuse d’hommes et tueuse,
À ce look de conducteur de pelleteuse ?

Non Monsieur, car même si vous appréciez les mélanges comme la cuisine au wok,
On ne fait pas nawak sur le catwalk.

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