DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Présidence grecque de l'Union : Samaras met en avant les efforts de la Grèce


Le bureau de Bruxelles

Présidence grecque de l'Union : Samaras met en avant les efforts de la Grèce

C’est un discours tout en superlatifs que le Premier ministre grec à donné devant le Parlement de Strasbourg pour présenter les priorités de sa présidence européenne. L’Europe a vaincu la crise même si elle doit encore travailler à la croissance et l’emploi. Et la Grèce a tenu bon…

“ Je sais que beaucoup de choses ont été dites durant cette période dans cet hémicycle, des choses positives et négatives. Mais nous devrions retenir une chose : la Grèce a tenu ses engagements et honoré sa signature. En d’autres termes : we delivered ! “, a clamé Antonis Samaras à la tribune du Parlement européen.

Parmi les priorités grecques ; la croissance donc, mais aussi plus d’intégration dans la zone euro et plus de solidarité dans la gestion de l’immigration.

“ Je fais confiance à la Grèce. J’ai rencontré le Premier ministre Samaras et le vice-Premier ministre Venizelos, et j’ai le sentiment que leurs priorités sont claires. Je pense que la Grèce devrait avoir une chance comme n’importe quelle autre présidence “, confie l‘élu conservateur allemand Elmar Brok.

A l’extrême gauche, on insiste sur le coup social de l’austérité imposée à Athènes et aux autres pays sous plan d’aide. Le niveau de vie en Grèce a chuté de 38% en six ans.

“ Ils disent maintenant que leur politique a été grandiose, que ça a été un succès, que pour la première fois le pays a dégagé l’an dernier un excédent, mais ils ne parlent pas de la situation sociale des travailleurs, des gens qui vivent dans la précarité et des pauvres “, s’insurge l’eurodéputée Gabi Zimmer.

Pour l’anti-européen britannique Nigel Farage, l’occasion est trop belle de railler l’UE :

“ Un pays qui se retrouve dans un état aussi désespéré que la Grèce, et cela parce qu’il a pris la décision stupide de rejoindre l’euro, et le fait que ce pays prenne la présidence de l’Union européenne, franchement, ça ne me fait même plus rire “, lance-t-il.

C’est sous présidence grecque, en mai prochain, que se jouera l’avenir de l’Union européenne, avec des élections à haut risque pour les partis traditionnels.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

Le bureau de Bruxelles

La troïka est-elle allée trop loin ?