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Début tendu de la conférence de Genève sur la Syrie


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Début tendu de la conférence de Genève sur la Syrie

Début difficile pour la conférence de paix de Genève II. Après près de trois ans de guerre civile, représentants du régime syrien et opposition en exil se rencontrent à Montreux, sous l‘égide des grandes puissances, dans une première tentative visant à mettre fin au conflit. Mais le fossé est vite apparu gigantesque entre les participants.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a vite donnée le ton: “L’accord mutuel qui nous a amené ici en vue d’un gouvernement de transition, implique que quiconque qui est contesté d’un côté ou de l’autre ne peut rejoindre ce gouvernement. Cela signifie que Bachar Al Assad ne fera pas partie d’un governement de transition. Il est impossible, inimaginable, que cet homme qui a mené une telle violence contre son propre peuple puisse conserver la légitimité pour gouverner” a-t-il lancé.

“Nous voudrions savoir si nous avons dans cette salle un partenaire syrien qui ne soit pas là en tant que délégation d’Assad mais que délégation nationaliste comme nous, a dit pour sa part le chef de l’opposition syrienne Ahmed al Jarba. Je leur demande de signer immédiatement l’accord de Genève1, en votre présence à tous, afin que nous puissions transférer les pouvoirs d’Assad, y compris les pouvoirs exécutifs, la sécurité, l’armée, les services secrets, à un gouvernement de transition qui sera le premier fondement de la nouvelle Syrie.”

La présence d’Assad dans un gouvernement de transition continue d’opposer Occidentaux et pro-Assad, comme ici le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem:
“La Syrie indépendante fera tout ce qu’elle est estime approprié pour se protéger, sans tenir compte des déclarations et des positions exprimées de tous cotés. Les décisions à prendre sont entièrement du ressort de la syrie et le resteront. Si vous êtes vraiment préoccupés par la situation humanitaire et les conditions de vie en Syrie, laissez-nous tranquilles, cessez de livrer des armes en Syrie et de soutenir les terroristes.”

Sergey Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères a mis en garde ses partenaires:
“Tenter d’imposer de l’extérieur des modèles de réformes, des modes d’organisation sociale aux pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ce sera revenir sur les progrès réalisés, et entraver le processus de modernisation politique et économique, nous n’avons pas à chercher bien loin pour trouver des exemples. Une fois encore, je demande à tous les acteurs extérieurs de strictement respecter les principes de base du droit international sur le respect de souveraineté.”

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