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Conférence pour la Syrie : Un ministre du régime frôle l'incident diplomatique

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Conférence pour la Syrie : Un ministre du régime frôle l'incident diplomatique

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Chaque partie campe sur ses positions lors de la conférence sur la Syrie qui se tient aujourd’hui à Montreux. L’opposition exige le départ de Bachar al-Assad, le régime refuse toute ingérence et affirme lutter contre des terroristes. Le chef de la diplomatie russe, allié de Damas, tente de relancer le dialogue.

“Notre tâche est d’obtenir la fin du conflit tragique en Syrie, source d’innombrables souffrances pour le peuple syrien. Un conflit qui détruit cette terre ancestrale. On ne peut pas laisser cette vague de bouleversement s’abattre sur les pays voisins.”

La priorité pour les Occidentaux est d’instaurer un cessez-le-feu, au moins dans la ville d’Alep, pour permettre l’acheminer une aide humanitaire. Et sur le plan politique, le secrétaire d‘État américain ne voit pas d’autre option qu’un gouvernement de transition soutenu par les deux parties. Ce qui veut dire, selon lui, que Bachar al-Assad doit partir.

Position évidemment partagée par la coalition de l’opposition syrienne. Son représentant, Ahmad Jarba, demande à ce que les pouvoirs d’Assad soient transférés à un gouvernement intérimaire.

Inacceptable pour le chef de la diplomatie syrienne qui estime que “ceux qui veulent parler au nom du peuple syrien, ne doivent pas être des traîtres ni collaborer avec l’ennemi”. Walid al-Moallem a bien failli causer un incident diplomatique. Au lieu de s’exprimer durant 7 minutes, comme les autres participants, il a monopolisé la parole durant près d’une demi-heure, et ce malgré les interventions répétées du secrétaire général des Nations unies.