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Gaz de schiste : pas d'encadrement européen

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Gaz de schiste : pas d'encadrement européen

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Les mesures annoncées par la Commission européenne pour lutter contre le réchauffement climatique ne font pas l’unanimité. Selon les organisations de défense de l’environnement, l’Europe doit aller beaucoup plus loin pour contenir la hausse moyenne des températures en deça de 2° d’ici la fin du siècle. La Commission propose de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030 par rapport à 1990 et d’augmenter la part d‘énergie produite à partir d‘énergies renouvelables à 27%.
Selon ce militant de Greenpeace, cet effort est insuffisant et l’Europe ne peut pas continuer ainsi à importer des énergies fossiles pour un montant de 500 milliards d’Euros par an.

“La Commission européenne est retournée 15 ans en arrière, regrette Joris Den Blanken, et pourtant sa politique énergétique avait, jusqu‘à présent, permis de créer des emplois et de réduire la dépendance de nos économies face aux énergies fossiles.”

Autre point de déception pour les environnementalistes : la Commission européenne a décidé d’encadrer, à minima, l’exploitation du gaz de schiste même si elle reconnaît les risques liés à l’extraction de ce gaz naturel.

Connie Hedegaard, Commissaire européenne à l’Action climatique, tente de se justifier comme elle peut : “on ne peut pas se permettre de dire non à une technologie qui pourrait avoir un potentiel important. Mais ce qui est capital, c’est de respecter les règles environnementales.”

Tout l’enjeu était de fixer des objectifs suffisamment contraignants pour préserver la planète sans pour autant condamner l’industrie européenne. Un juste milieu qu’a trouvé la Commission européenne selon cet expert au Centre d’Etude sur les politiques européennes : “la meilleure façon d’aborder la question de la compétitivité c’est par l’efficacité, pas uniquement l’efficacité énergétique, mais également l’efficacité dans l’utilisation des ressources, explique Christian Egenhofer, et ce nouveau paquet est un bon début.”

L’Europe devra tenter de faire accepter sa position à ses partenaires – la Chine et les Etats-Unis notamment – pour parvenir à des engagements sur le réchauffement climatique avant la conférence de Paris en 2015.