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L'avortement en question


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L'avortement en question

Dans cette édition de Utalk, gros plan sur l’avortement avec la question de Julie de Paris :

“La volte-face du gouvernement espagnol sur la question du droit à l’IVG (l’interruption volontaire de grossesse) semble faire craindre un retour en arrière pour les droits des femmes en Europe. Qu’en pensez-vous ?”

Deux militantes lui répondent : Virginie Mercier du collectif “En Marche pour la Vie” et Viviane Teitelbaum du Lobby européen des Femmes.

- Virginie Mercier, porte-parole de “En Marche pour la Vie”, collectif français fondé à l’occasion des trente ans de la loi Veil sous le nom de “30, ça suffit”, ce collectif réunit 13 associations pro-life :

“Dans cette question de l’avortement, il ne s’agit pas seulement du droit des femmes, mais d’abord du droit de l’enfant à naître. Il y a cet enfant qui est là in utero et qui a aussi sa liberté, son propre corps et sa liberté de vivre.
Donc je crois qu’il ne s’agit pas seulement du droit des femmes et que loin de constituer pour l’Espagne un retour en arrière, il s’agit véritablement d’un progrès humain puisque c’est la reconnaissance de l’humanité de cet enfant conçu in utero. N’importe quel scientifique vous dira que dès la conception, il y a la vie.
Notre collectif milite pour l’avortement zéro dans la mesure où si vie humaine il y a, reconnaître un droit de mort sur une vie humaine n’est pas acceptable. Maintenant, nous sollicitons du gouvernement français, une vraie politique d’accueil et d’aide aux femmes enceintes en difficulté autre que celle qui est le recours systématique à l’avortement. Donc bien évidemment à terme, nous sollicitons l’abrogation de la loi Veil pour une vraie politique d’accueil de l’enfant.”

- Viviane Teitelbaum, présidente du Lobby européen des Femmes qui oeuvre pour la parité dans les sphères publique et privée à travers l’Europe :

“La question des droits sexuels et reproductifs et donc dans ce cadre-là, du droit à l’avortement est aujourd’hui un enjeu démocratique. Il dépasse largement le cadre du choix des femmes parce qu’il concerne pour moi, les valeurs démocratiques et qu’il touche au concept même de l‘égalité hommes-femmes. Donc le droit à l’avortement doit rester un choix.
Le projet de réforme de la loi en Espagne est un recul : ce n’est pas un petit recul, c’est un recul très important. Dans le même temps, le Parlement européen a décidé que la question de l’avortement resterait une compétence nationale et qu’il ne souhaitait pas légiférer au niveau du droit européen.
Un embryon de quelques semaines n’est pas un enfant qui choisit de vivre ou non, on n’est quand même pas dans ce registre-là. Mais nous pensons qu’effectivement, il faut protéger la vie et donc, commençons par protéger la vie de ceux et celles qui vivent.
Cela devrait nous amener à une réflexion sur l’importance de l‘éducation à la vie sexuelle et affective. Cela doit aussi amener une réflexion sur la contraception. Bien entendu, ce n’est pas un choix facile, mais il est donc d’autant plus important que ce choix se fasse dans de bonnes conditions physiques, de santé et d’accompagnement psychologique des femmes. C’est cela que nous privilégions.”

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