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Lutte contre le terrorisme : L'Onu demande l'arrêt du versement de rançons pour les otages


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Lutte contre le terrorisme : L'Onu demande l'arrêt du versement de rançons pour les otages

Le Conseil de sécurité des Nations unies demande aux Etats membres d’arrêter tout paiement de rançons pour obtenir la libération d’otages. La résolution 2133 a été adoptée en ce sens et à l’unanimité, le 27 janvier 2014. Elle vient appuyer la résolution 1373 adoptée en 2001 à la suite des attentats du World Trade Center et prévoyant un programme d’actions contre le terrorisme international, auquel tous les Etats sont tenus de participer.

L’Onu se dit fortement préoccupée par la multiplication des prises d’otages imputables à des groupes terroristes en vue d’obtenir des fonds ou des concessions, “nous estimons que depuis trois ans et demi, les groupes affiliés à Al-Qaida et d’autres groupes islamistes extrémistes ont récolté au moins 105 millions de dollars”, a expliqué à la presse l’ambassadeur britannique à l’Onu Mark Lyall Grant.

Renforcer la lutte contre le terrorisme par tous les moyens

Avec cette nouvelle résolution, l’Onu espère un accroissement de l’engagement politique pour que le kidnapping ne soit plus perçu comme une activité lucrative ni une source de financement des activités terroristes. Rompre le cycle est indispensable estime l’organisation onusienne qui souligne que “les rançons versées à des terroristes financent de futurs enlèvements et prises d’otages, multipliant ainsi le nombre des victimes et perpétuant le problème”.

Réaffirmant qu’il est impératif de combattre le terrorisme par tous les moyens, l’Onu demande aussi “à tous les Etats membres d’encourager les partenaires du secteur privé à adopter les bonnes pratiques qui s’imposent pour prévenir les enlèvements terroristes ou y faire face sans verser de rançon.” Les entreprises privées sont donc invitées à suivre scrupuleusement les directives et à faire preuve d’une efficacité maximale en matière de protection des personnes et des sites établis dans des zones jugées à risque.

Libre appréciation par les pays de la résolution 2133

L’application de la résolution 2133 est dans l’immédiat laissée à l’appréciation des pays souhaitant l’adopter et ne prévoit pas de sanctions pour les Etats qui ne l’appliqueraient pas. Reste que des précédents engagements avaient déjà été pris mais ils sont restés lettre morte. Des rapports confidentiels affirment que Washington, Londres et Paris auraient payé pour des libérations notamment en octobre dernier au Niger pour des ressortissants français.
En 2001, il avait été ainsi décidé dans la résolution 1373 qu’obligation est faite aux États Membres de prévenir et de réprimer le financement des actes terroristes. Avec cette nouvelle résolution, l’Onu met un point d’honneur à rappeler “que les actes de terrorisme et les méthodes et pratiques terroristes sont contraires aux buts et principes des Nations Unies de même que le fait de financer et de planifier des actes de terrorisme ou d’y inciter sciemment”.

Œuvrer en étroite coopération

Outre demander à tous les États Membres “d’empêcher les terroristes de profiter directement ou indirectement de rançons ou de concessions politiques, et de faire en sorte que les otages soient libérés sains et saufs”, le Conseil de sécurité invite aussi les Etats membres à collaborer et à œuvrer en étroite coopération en présence d’enlèvements ou de prises d’otages commis par des groupes terroristes”.

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