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Ukraine : Le ton monte d'un cran entre Est et Ouest sur la scène internationale


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Ukraine : Le ton monte d'un cran entre Est et Ouest sur la scène internationale

Alors que la contestation se durcit encore en Ukraine, à Berlin ce mercredi, la chancelière Angela Merkel a clairement apporté son soutien aux manifestants ukrainiens pro-européens et antigouvernementaux .

“Les personnes qui manifestent avec l’opposition en Ukraine se battent pour les mêmes valeurs qui nous animent au sein de l’Union européenne et elles doivent être entendues. La porte reste ouverte pour la signature d’un accord d’association entre l’UE et l’Ukraine”, a déclaré Angela Merkel devant les députés du Bundestag.

Au-delà de l’idéal démocratique et des intérêts commerciaux, l’Occident a un intérêt stratégique à voir l’Ukraine rejoindre son camp, à l’heure où l’OTAN cherche à sécuriser les frontières orientales de l’Union européenne.

Dans son discours sur l‘état de l’Union ce mardi, Barack Obama s’est ainsi lui aussi rangé du côté des manifestants ukrainiens.

“En Ukraine, nous soutenons le principe selon lequel chacun a le droit d’exprimer ses opinions de façon libre et pacifique et d’avoir son mot à dire sur l’avenir de son pays”, a indiqué le chef de la Maison Blanche.

Depuis le début de la crise en novembre, les Occidentaux n’ont eu de cesse d’accuser Moscou de faire pression sur Kiev pour maintenir l’Ukraine dans son giron.

Des personnalités politiques européennes, comme l’ancien chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, ou encore américaines, sont allées jusqu‘à rejoindre les manifestants d’opposition à Kiev.

Cette ingérence étrangère en Ukraine a fortement déplu au président russe, Vladimir Poutine, qui l’a fait savoir ce mardi à Bruxelles.

“Je ne peux qu’imaginer la réaction de nos partenaires européens si, au milieu d’une crise en Grèce ou tout autre pays, notre ministre des Affaires étrangères se mêlait à un rassemblement anti-européen et poussait les gens à agir. Cela ne passerait pas très bien. Mais compte tenu de la spécificité des relations entre la Russie et l’Ukraine, c’est tout simplement inacceptable et impossible pour nous”, a déclaré Vladimir Poutine.

Après qu’a été mise en exergue la dette de l’Ukraine pour le gaz russe – près de trois milliards d’euros – Vladimir Poutine a ordonné à son cabinet d’attendre la formation d’un nouveau gouvernement ukrainien pour débloquer les 15 milliards de dollars promis à Kiev, ainsi que pour lui accorder des rabais sur les prix du gaz.

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