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Exécution au Missouri malgré la polémique sur les produits d'injection létale

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Exécution au Missouri malgré la polémique sur les produits d'injection létale

Exécution au Missouri malgré la polémique sur les produits d'injection létale
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A Bonne Terre dans l’Etat américain du Missouri, Herbert Smulls, condamné à mort pour le meurtre d’un bijoutier en 1991 lors d’un braquage, n’a pu échapper à sa peine. L’homme de 56 ans a été exécuté ce mercredi par injection d’un anesthésiant dont la provenance reste inconnue.

En pleine pénurie de produits létaux et face à la polémique sur leurs fournisseurs à travers les Etats-Unis, le Missouri n’a pas divulgué le nom de l’officine non homologuée au niveau fédéral qui l’a approvisionné cette fois-ci. L’avocate du condamné, Cheryl Pilate avait déposé une demande auprès de la Cour suprême pour que celle-ci exige que les autorités de l’Etat rendent public la provenance du produit avant l’exécution de son client, mais la plus haute juridiction l’a rejettée. Cheryl Pilate avait souligné que tant que l’origine de l’anesthésiant était tenue secrète, il était impossible de savoir s’il causerait des souffrances lors du processus d’injection, en violation du 8ème amendement. Elle soupçonnait en réalité, le Missouri de s‘être fourni auprès de la même pharmacie qui a alimenté l’Oklahoma pour deux récentes exécutions. Au cours de l’une d’elles, le 9 janvier, le condamné aurait souffert de manière inhabituelle. Des arguments qui n’ont donc pas réussi à convaincre la juridiction suprême.

Comme le Missouri, les Etats américains qui appliquent la peine de mort n’arrivent plus à trouver de produits pour leurs exécutions après le refus des fabricants européens de leur en procurer et n’hésitent pas à se tourner vers des préparateurs en pharmacie non reconnus par l’Agence fédérale américaine des médicaments. L’une de ces sociétés avait été jugée responsable d’une épidémie de méningite mortelle par manque d’hygiène.

Dans ce contexte, certains Etats américains envisagent de revenir à des méthodes qui semblaient appartenir au passé : pendaison, chaise électrique ou encore chambres à gaz… Le représentant républicain du Missouri Rick Brattin a récemment déposé une proposition de loi pour faire du peloton d’exécution, une option dans son État. Depuis que la peine de mort a été rétablie en 1976 après un moratoire de quatre ans, les États-Unis ont exécuté plus de 1300 prisonniers. L’agence AP rappelle que l’utilisation de ces méthodes, abandonnée il y a longtemps, est toujours possible.