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Ukraine : l'opposition refuse de soutenir l'amnistie conditionnelle votée au parlement

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Ukraine : l'opposition refuse de soutenir l'amnistie conditionnelle votée au parlement

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Réunis lors d’une session extraordinaire sous haute tension destinée à mettre fin à la crise, la Rada dominée par les partisans du président Ianoukovitch a adopté une loi précisant que l’amnistie n’entrerait en vigueur que si les bâtiments occupés sont évacués comme le précise l’auteur du texte, membre du Parti des Régions au pouvoir : “Maidan et Khreshchatyk restent, les tentes aussi, la Maison des syndicats aussi. Mais la seule chose dont nous avons besoin, c’est que les administrations reprennent le travail parce que la vie doit reprendre son cours dans les villes et les régions”, explique Youri Miroshnichenko.

Dans le détail, l’article 9 de la loi d’amnistie controversée stipule également que toutes les rues doivent être débloquées de leurs barricades sauf si les manifestations de contestations ont lieu de manière pacifique.

Pour l’opposition, il n’y a pas d’accord et elle reste donc mobilisée. Les pro-européens entendent aller plus loin comme le précise Arseny Yatsenyuk, l’un des leaders de l’opposition au micro d’Euronews : “si nous fixons une autre question cruciale, celles des amendements constitutionnels, la question clé sera celle de passer d’un système présidentiel à un système parlementaire et c’est cela qui pourrait alors calmer la situation en Ukraine”.

Le parlement doit reprendre ses débats le 4 février. D’ici là, tout peut arriver, car la tension demeure très forte des deux côtés. Le pouvoir peut tenter une nouvelle reprise en main notamment avec des forces anti-émeutes renforcées voir l’armée pour se maintenir jusqu’en 2015. L’opposition, elle, n’entend pas lâcher prise.