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La vodka, pour le meilleur et pour le pire en Russie

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La vodka, pour le meilleur et pour le pire en Russie

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Une étude publiée ce vendredi dans la revue médicale The Lancet confirme que l’alcool joue un rôle majeur dans les décès prématurés des hommes russes de moins de 55 ans. L’enquête a été réalisée auprès de plus de 150 000 personnes par des chercheurs russes et britanniques entre autres.

“Pas un seul pays n’a de telles statistiques, déplore le directeur du Centre de recherche russe sur le cancer, David Zaridze qui fait partie des chercheurs. De telles statistiques sur la mortalité ne pourraient apparaître qu’en temps de guerre. J’appelle cela la crise démographique”.

L’enquête a mis en évidence un taux de décès prématurés extrêmement élevé chez les hommes qui consomment au moins trois bouteilles de vodka par semaine. Chez les gros buveurs, les décès sont principalement imputables à la consommation d’alcool frelaté, d’accidents, de violences et de suicides, sans oublier les maladies typiques chez ces sujets, cancers de la gorge et du foie, tuberculose, pneumonies et hépatites.

Selon un rapport de l’OMS publié en 2011, un Russe sur cinq meurt de sa consommation d’alcool contre une personne sur 20 en France.

D’après des chiffres officiels russes, l’alcoolisme tue environ 500.000 personnes chaque année et se répercute sur l’espérance de vie des hommes russes qui ne dépasse pas 63 ans.

Avec AFP et Reuters