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Veille d'élections : risque d'embrasement à Bangkok ?

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Veille d'élections : risque d'embrasement à Bangkok ?

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Les bureaux de vote de Bangkok sont fins prêts. 49 millions de Thaïlandais sont appelés à choisir leurs députés demain. Des élections législatives anticipées organisées pour tenter de mettre fin à deux mois de violentes manifestations de l’opposition.

Les manifestants anti-gouvernementaux ne désarment pas pour autant. Dans certains quartiers, ils assiègent les bureaux de vote. Les adversaires de Yingluck Shinawatra, qui dirige le gouvernement depuis août 2011, ont promis de perturber un scrutin qu’ils jugent jouer d’avance. L‘éclatement de violence est à craindre. Ce camion des manifestants qui bloquait une rue menant à un bâtiment où sont stockés des urnes et des bulletins de vote a été la cible de tirs tôt samedi matin.

Un cortège d’opposants a envahi le quartier chinois, zone très touristique de la capitale thaïlandaise. Dans la foule des pancartes pour dire non à une réélection de la corruption, pour dire oui au démarrage d’une vraie démocratie ou encore Yingluck dehors, arrêtez de voler des millions aux fermiers… Mais la Première ministre Yingluck Shinawatra, accusée d‘être la marionnette de son frère Thaksin, chassé du pouvoir par l’armée en 2006 et depuis en exil, est quasiment sûre d‘être réélue.

La délégation des Nations unies en Thaïlande lancé un appel en direction des différentes parties afin que le scrutin puisse se dérouler dans le calme.

Les affrontements entre les deux camps ont fait dix morts et près de 600 blessés depuis la fin novembre.

Le conflit dure en réalité depuis huit ans et oppose la classe moyenne et les notables royalistes de Bangkok aux partisans, souvent pauvres et vivant dans les campagnes au nord, de Yingluck Shinawatra.

Le chef de file de l’opposition, Suthep Thaugsuban est plus populaire dans le sud. C’est un ancien démocrate, ancien vice-Premier ministre, qui a démissionné de son siège de député en novembre 2013 et a créé son propre mouvement pour faire tomber la “Thaksinocratie”.