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La menace d’une grève du sexe plane sur Tokyo


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La menace d’une grève du sexe plane sur Tokyo

Le proverbe “la vengeance est un plat qui se mange froid”, n’a jamais été aussi vrai qu’en ce moment au Japon. Un groupe de femmes a planifié l’organisation d’une grève du sexe à l’encontre de tout homme qui voterait pour le candidat au poste de gouverneur de Tokyo, Yoichi Masuzoe. La raison d’un tel mouvement ? Une déclaration de ce dernier dans les colonnes d’un magazine masculin en 1989 :

«   Les femmes ne sont pas dans leur état normal lorsqu'elles ont leurs règles. On ne peut pas les laisser prendre des décisions importantes pour leur pays à ce moment du mois  », Yoichi Masuzoe

Loin de se laisser faire, les Japonaises ont décidé d’entrer en rebellion et ne comptent pas laisser passer un comportement jugé si misogyne. Le compte Twitter du mouvement nommé “L’association des femmes qui ne coucheront pas avec les hommes qui votent pour Masuzoe” recense déjà 3 000 abonnements après une semaine d’existence. Et dans le reste du monde, les internautes ne manquent pas de faire part de leur réaction.




Mercredi sur la toile, la mobilisation continuait puisque un nouveau site internet voyait le jour. Et les statistiques de fréquentation sont plutôt parlantes : 75 000 vues en un seul jour. Sans compter les 2 800 personnes ayant signé la pétition contre la candidature de Yoichi Masuzoe.

Pourtant dimanche, c’est bien l’ancien ministre de la santé, déjà donné gagnant dans les sondages, qui a remporté la course à Tokyo, face à son rival, Moriyoshi Hosokawa, un ancien Premier ministre. Mais les premières statistiques sont unanimes : les élections ont très peu mobilisé les foules. Seulement 30% de la population tokyoïte s’est déplacée dans les bureaux de vote. Les Japonais, effrayés par la tempête de neige ou par la menace de grève du sexe ? Si la stratégie politique des Japonaises n’a pas porté ses fruits, certains Tokyoïtes doivent tout de même s’attendre à subir les représailles de leurs femmes.

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