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Hollande-Obama : épilogue d'une "confiance retrouvée"

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Hollande-Obama : épilogue d'une "confiance retrouvée"

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C’est dans un climat de “confiance retrouvée”, selon les mots de François Hollande, que les président français et américain se sont exprimés devant la presse à la Maison Blanche, à Washington.

Les deux hommes ont ainsi minimisé l’impact du scandale des écoutes de la NSA, estimant que “la situation avait été clarifiée”.

Ils ont surtout tenu à mettre en lumière leur “convergence” de points de vue, notamment sur le dossier du nucléaire iranien.

“Nous sommes d’accord sur la nécessité de continuer à appliquer les sanctions existantes. De nouvelles sanctions pourraient nuire aux négociations et à une solution diplomatique”, a dit Barack Obama tout en promettant de punir les entreprises qui ne respecteraient pas l’embargo international – référence implicite au voyage, la semaine dernière, d’une centaine de patrons français en Iran.

Sur la crise syrienne, les deux chefs d’Etat ont, là encore, parlé d’une seule voix.

“Nous étions prêts à recourir à la force, nous avons pu trouver une autre option : la négociation. Nous avons permis la destruction partielle des stocks chimiques. Mais nous n’avons pas encore trouvé la solution politique”, a déclaré François Hollande.

Les deux présidents ont également dit vouloir renforcer leur partenariat économique. François Hollande achèvera d’ailleurs cette visite d’Etat de trois jours aux Etats-Unis (la première pour un président français depuis Jacques Chirac en 1996) par un détour par la Silicon Valley, ce mercredi.

Barack Obama a, quant à lui, annoncé qu’il serait présent en Normandie le 6 juin prochain pour le soixante-dixième anniversaire du débarquement allié.

“Sur un plan personnel, les deux présidents semblent s’apprécier”, conclut Stefan Grobe, notre correspondant à Washington.
“Cette appréciation mutuelle est certainement sous-tendue par l’harmonie politique totale qui unit les deux pays même si Barack Obama s’est bien gardé de qualifier la France de premier allié des Etats-Unis. Il a même comparé son amour pour les Etats européens à celui qu’il éprouve pour ses deux filles”.

“Il est donc impossible de choisir”, a ajouté le président américain.