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Les « vrais outsiders » de Sotchi : la Jamaïque

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Les « vrais outsiders » de Sotchi : la Jamaïque

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Face aux armadas russes, américaines, norvégiennes ou encore autrichiennes, de petites délégations entendent faire parler d’elles lors des Jeux olympiques de Sotchi. Pour elles, leur présence même en Russie est une victoire. Cette année, certaines nations participent même à leurs premières Olympiades, des pays dont la tradition en matière de sports d’hiver est tout sauf évidente, tel le Togo par exemple. Euronews vous propose de passer en revue ces sportifs venus d’horizons parfois lointains.

Toute la Jamaïque derrière son équipe de bobsleigh

Un filon est exploité jusqu’à satiété par les studios d’Hollywood : les suites. Un scénario est d’ores et déjà disponible, le retour des célèbres « Rasta Rockett ». Depuis Salt Lake City en 2002, l’équipe de Jamaïque de bobsleigh n’avait plus participé aux Jeux. Cette année, ils ont pu boucler leur budget grâce à des dons levés sur les réseaux sociaux. Un véritable engoument a ansi permis de récolter plus de 60 000 euros, une somme jugée suffisante par l‘équipe qui a demandé à ses supporteurs de ne plus envoyer d’argent.

Leur route vers la piste de Sanki, où se dérouleront les épreuves de bob, luge et skeleton, a été semée d’embuches. Par exemple, à leur arrivée à Sotchi, les Jamaïcains ont eu la mauvaise surprise de découvrir qu’une partie de leur équipement avait disparu, égaré entre les différentes correspondances pour rejoindre Sotchi.

Une fois casques et combinaisons arrivés à bon port, l’équipe emmenée par le pilote Winston Watts a découvert qu’une boîte de produit protéiné s’était ouverte dans leurs bagages, entraînant une longue et fastidieuse séance de nettoyage.

Pour leur sixième participation depuis les Jeux de Calgary en 1988, les Jamaïcains sont malgré tout confiants. Winston Watts caresse même un doux rêve, celui d’attirer dans son équipe le plus fameux de ses compatriotes : Usain Bolt. « Nous les Jamaïcains, nous avons l’homme le plus rapide (…), il pourrait faire un excellent pousseur, mais le seul le problème avec lui, c’est qu’il n’aime pas le froid » a confié le pilote. Mais, qui sait, « Lightning Bolt » sera peut-être au rendez-vous en 2018 pour les JO de Pyeongchang, en Corée du Sud. Un nouvel épisode de « Rasta Rockett » en perspective ?

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