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L'attente ou plutôt un faux suspens en Italie

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L'attente ou plutôt un faux suspens en Italie

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Au palais du Quirinale, le président italien poursuit ses consultations pour choisir le nouveau Premier ministre. Du minuscule parti du sud Tyrol à Silvio Berlusconi de Forza Italia, toute la classe politique, à l’exception des constestataires du Mouvement Cinq étoiles et de la Ligue du Nord, pas moins d’une quizaine de délégations se succèderont ce samedi. Un véritable marathon pour le président de 88 ans, Giorgio Napolitano, réélu début 2013.

Toute la presse italienne a pris pour acquis la nomination du jeune maire de Florence, Matteo Renzi, chef du Parti Démocrate et responsable de la destitution sèche et brutale d’Enrico Letta.
Certains journaux tablent sur une nomination d’ici ce soir, d’autres demain, au plus tard lundi.

Les Italiens sont divisés sur ce changement de direction du pays, pour certains c’est un mal nécessaire, pour d’autres un putsch :

“C’est une situation d’urgence”, explique cet homme d’affaires romain, “et il est nécessaire de trouver des solutions alternatives, ce n’est pas la meilleure option mais je ne pense pas qu’on ait d’autres choix.”

“Tout change, mais tout restera pareil. Il n’y a plus de démocratie, c’est fini. Ce n’est plus qu’un jeu de pouvoir.”

Et pourtant, Matteo Renzi est attendu sur son programme de réformes pour tirer l’Italie vers le haut, lui faire définitivement tourner le dos à la récession économique. Il reprochait à Enrico Letta de ne pas aller assez vite dans sa réforme du pays; reste à voir s’il saura faire mieux.