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Ukraine : violences, le fil de la journée


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Ukraine : violences, le fil de la journée

Dès huit heures du matin, la tension monte d’un cran. Une foule compacte marche en direction du Parlement, la Verkhovna Rada.
Les manifestants commencent à jeter des pavés en direction des cordons de la police anti-émeute. Les unités Berkout répliquent par des grenades assourdissantes et des tirs de balles de caoutchouc.

Le ton de la journée est donné.

Côté protestataire, les cocktails Molotov se mettent eux aussi à voler. Puis certains organisent des opérations coups de poing. Ainsi, sont rapidement occupés le siège du parti présidentiel, puis plus tard, le cercle des officiers militaires, des locaux tous deux situés à proximité du Parlement.

Pas très loin, vers le stade du Dynamo de Kiev, les forces anti-émeutes forcent les barricades.

En début d’après-midi, après une accalmie, les policiers reprennent le contrôle des alentours de la Verkhovna Rada avant de marcher en direction d’euromaidan, la place de l’Indépendance.
Cela fait maintenant près de 12 semaines que les contestataires tiennent cette position.
Face aux risques accrus de violence dans la soirée, l’un des leaders de l’opposition, Vitaly Kiltschko, demande aux femmes et aux enfants d‘évacuer la place.

L’Union européenne a fait part de son inquiétude et brandi la menace de sanctions face à cette escalade de la violence, alors que la Russie de son côté, a accusé les puissances occidentales de l’avoir attisée. Derrière la situation ukrainienne se cache un bras de fer larvé entre les 28 et Moscou.

C’est l’annonce d’un nouveau versement de l’aide russe, d’un montant de 2 milliards de dollars, qui aurait mis en colère les manifestants. L’Ukraine connaît actuellement une importante crise économique. En manque de liquidités, Kiev est au bord du défaut de paiement. L’opposition accuse le pouvoir ukrainien de céder aux pressions du Kremlin.
Les troubles que connaît actuellement l’Ukraine ont été déclenchés par le refus du président de signer un accord de partenariat stratégique avec l’Union européenne, Viktor Ianoukovitch préférant se rapprocher de la Russie.
Washington a appelé le gouvernement ukrainien à renouer le dialogue avec l’opposition.

Kiev n’avait pas connu de telles violences depuis au moins trois semaines, les affrontements de janvier avaient fait quatre morts.

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