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Bouteflika candidat à un 4ème mandat, l’Algérie divisée

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Bouteflika candidat à un 4ème mandat, l’Algérie divisée

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L’annonce de la candidature du président Bouteflika aux prochaines élections présidentielles a une nouvelle fois divisé l’Algérie.

La nouvelle a été annoncée par le premier ministre, Abdelmalek Sellal. Elle a mis fin à des mois de spéculation à propos du futur politique de Boutefika, qui a souffert d’un accident vasculaire cérébral l’an dernier.

Selon, l’agence de presse algérienne (APS), le président a déjà enregistré sa candidature quelques jours avant la date butoir du 4 mars prochain.

L’opposition affirme que le président Bouteflika n’est pas en mesure de gouverner. En réponse, le premier ministre a déclaré que “l’état de santé du président était bon et qu’il était en pleine possession de ses facultés intellectuelles, et donc totalement apte à remplir ses fonctions”.

L’année dernière, le président a fait quelques séjours à Paris pour suivre un traitement médical et n’a pas fait d’apparition officielle depuis.

“La décision du président Bouteflika est née de la volonté de la population et d’une profonde réflexion” a expliqué le premier ministre Sellal.

Les loyalistes perçoivent le président Bouteflika comme l’homme qui a su relever l’économie du pays après la guerre civile. Une guerre qui a fait près de 200 000 morts, entre islamistes et laïcs dans les années 90. Beaucoup d’Algériens ont été les témoins du profond changement après ces violences.

Soutenu par le parti au pouvoir, le Front de libération nationale (FLN) et ses alliés, tels que le Rassemblement national démocratique (RND), Tajamou Amal el-Jazaïr (TAJ) et le mouvement populaire algériens (MPA), Bouteflika devrait être facilement réélu.

Grâce à son rôle dans la guerre d’indépendance contre la France, le FLN est devenu le parti le plus puissant du pays depuis les années 50. Ce qui a notamment permis à ses chefs de dominer politiquement le pays et de se partager voire disputer le pouvoir à huit clos.

Toutefois de nombreuses voix s’élèvent pour demander l’arrivée d’une nouvelle génération de gouvernants au pouvoir.

Un leader de l’opposition est même allé plus loin et a demandé la divulgation des résultats médicaux du président Bouteflika.