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R. dominicaine : L. Guillon accepte sa peine de prison pour pouvoir rentrer

Un terrible dilemme ! Pendant les dix jours qu’elle avait pour faire appel, Liana Guillon a pesé le pour et le contre dans sa tête, poursuivre son combat en République dominicaine pour prouver son innocence et rester séparée de son mari et de ses cinq enfants durant encore des mois, des années, ou renoncer et revoir les siens dans quelque temps, si la procédure se passe bien. La raison l’a emporté puisque la famille de la Française a annoncé ce mercredi 26 février qu’elle avait réussi à la convaincre de laisser tomber pour pouvoir rentrer. “C’est une décision humanitaire, sanitaire”, a expliqué à Euronews son frère, Eric Martin-Vallas. “Liana restait déterminée mais le risque est trop important, elle est à bout de forces”. Me Philippe Valent, l’un des avocats de Liana Guillon, nous a pareillement indiqué “qu’elle voulait faire appel de sa condamnation à huit ans de prison, confirmée le 10 février dernier, mais moralement et physiquement, c‘était intenable. Il n’est pas possible qu’elle ne voit pas ses enfants pendant encore des années”.

Il faut ajouter que Liana Guillon, condamnée par la justice dominicaine pour trafic de drogue, est détenue dans une prison pour femmes à Puerto Plata, dans le nord de l‘île caribéenne, depuis presque 22 mois. Ses proches soulignent qu’elle souffre notamment d‘épilepsie, dont elle a eu trois crises rien qu’en janvier. Depuis le premier jour, celui de son arrestation le 29 avril 2012 alors qu’elle allait prendre l’avion du retour pour Paris, la Française ne cesse de clamer son innocence. Elle est persuadée d’avoir été piégée par des trafiquants de drogue après la découverte de 11 kilos de cocaïne dans son bagage de cabine. Le 10 février dernier devant la Cour d’appel de Santiago, ses avocats ont insisté sur le manque d’expertises au cours de l’enquête et le manque de preuves mais ils n’ont pas été entendus. Cette absence de preuves avait pourtant bénéficié au mari de Liana Guillon, Christophe, libéré soudainement après cinq mois de prison.

En se résignant, en acceptant sa peine de huit ans d’emprisonnement, la détenue peut bénéficier de la convention de transfèrement qui existe entre la République dominicaine et la France. Sa défense, nous a toutefois expliqué Me Philippe Valent, “fait appel au gouvernement français pour oeuvrer au rapatriement car sans son appui, il pourrait prendre jusqu‘à huit mois”. Un délai de trois mois maximum, c’est ce qu’ose espérer le frère de Liana, Eric Martin-Vallas, qui “demande aux autorités françaises et dominicaines de travailler ensemble” afin de favoriser un transfert plus rapide. La famille est soutenue dans sa démarche par des députés de différents bords politiques, du parti des Verts comme de l’UMP et du parti socialiste. Ce qui est désormais essentiel pour les proches de Liana Guillon, c’est sa santé, qu’elle puisse enfin, précise son frère, “bénéficier de meilleurs soins et obtenir tous les médicaments dont elle a besoin” dès son retour en France.

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