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Hollande en Centrafrique: "il faut éviter une partition du pays"


République Centrafricaine

Hollande en Centrafrique: "il faut éviter une partition du pays"

Le président français a fait escale ce vendredi en République centrafricaine. François Hollande a rendu visite aux troupes déployées depuis trois mois dans ce pays d’Afrique centrale en proie à des violences inter-communautaires.

Le chef de l’Etat a remercié les soldats (“grâce à vous, des milliers de vie ont déjà été sauvées”, leur a-t-il déclaré).

Il a également rappelé les objectifs de l’opération Sangaris : “Nous devons faire cesser, lorsqu’ils existent, les règlements de compte, rétablir l’autorité du gouvernement, lui permettre d’engager le dialogue, et éviter qu’il y ait la moindre tentation de partition à l’est de la Centrafrique”.

Lors de cette escale de quelques heures à Bangui, François Hollande s’est également entretenu avec la présidente de transition, Catherine Samba Panza.

La France a récemment porté à 2000, le nombre de ses soldats en Centrafrique. Et la mission, qui au départ, devait être de courte durée, a été prolongée d’au moins quatre mois. Signe que le retour à l’ordre est plus difficile que prévu.

Compliquée aussi, la situation humanitaire, comme le reconnaît depuis Genève, Philippe Leclerc, représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

“La situation est, sinon la plus compliquée, du moins, une des plus compliquées auxquelles j’ai été confronté, souligne-t-il. Cela me rappelle ce que j’ai vu dans l’enclave musulmane de Srebrenica lors de la guerre en Bosnie-Herzégovine. Le niveau de violence est identique et la situation des habitants est tout aussi préoccupante”.

Les violences qui ont suivi le renversement il y a un an du président Bozizé ont fait des milliers de morts. Le HCR estime à plus de 400 000 le nombre de déplacés à l’intérieur du pays, sans compter ceux qui ont fui dans les pays voisins.

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