DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Ukraine: face à l'attitude de Moscou, les sanctions graduées de Bruxelles


monde

Ukraine: face à l'attitude de Moscou, les sanctions graduées de Bruxelles

Réunis à Bruxelles pour un sommet extraordinaire sur l’Ukraine, les dirigeants européens ont durci le ton vis-à-vis de la Russie.

Concrètement, les Vingt-huit ont décidé de suspendre immédiatement les discussions sur la libéralisation des visas.

Ensuite, si Moscou ne lâche pas du lest dans les tout prochains jours, alors il y aura des sanctions additionnelles comme par exemple des gels d’avoir, ou encore l’annulation du prochain sommet UE-Russie.

Enfin, dernier niveau de menaces évoqué par les Européens : des sanctions économiques et commerciales.

La stratégie européenne se résume ainsi : ultimatum et menace de sanctions graduées, comme l’a souligné le président français François Hollande.

“Si la Russie venait à prendre des mesures qui déstabiliseraient l’Ukraine ou, pour parler plus simplement, qui mettraient en cause l’intégrité territoriale de l’Ukraine et donc sa souveraineté, alors, il y aurait à prendre encore de nouvelles dispositions”, a-t-il déclaré.

Pour sa part, la chancelière allemande a insisté sur la “coordination” des décisions américaines et européennes. “Voyez ce que les Etats-Unis ont décidé aujourd’hui au travers du décret signé par le président, a-t-elle précisé : il s’agit de possibles interdictions de visas ainsi que le gel de certains avoirs. Cela montre qu’Européens et Américains travaillent de manière coordonnée sur ce sujet”.

Au début du sommet, les dirigeants européens n’affichaient pas tous la même fermeté. Apparemment, les derniers développements en Crimée ont convaincu les plus modérés de rallier une position commune.

“Le durcissement de la position européenne est clairement une réponse à l’attitude russe en Crimée, confirme James Franey, un des correspondants d’euronews à Bruxelles. Mais quand on sait l’importance stratégique de cette région pour la Russie, la question est de savoir si la menace de sanctions financières sera suffisante pour convaincre M. Poutine d’infléchir sa position”.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

"L'Otan se tient aux côtés de l'Ukraine"(Rasmussen)