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En Crimée et à Sébastopol, on se prépare au référendum

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En Crimée et à Sébastopol, on se prépare au référendum

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Les deux questions auxquelles les électeurs devront répondre le 16 mars prochain sont les suivantes : souhaitent-ils que la Crimée intègre la Fédération de Russie, ou préfèrent-ils un retour à la constitution de 1992, qui leur octroyait plus d’autonomie au sein de l’Ukraine.

“Si quiconque veut venir voir comment les habitants de Crimée et de Sébastopol votent, laissez-les venir. Et personne de pourra contester la légitimité de ce vote” estime Dmitry Belik, temporairement à la tête de l’administration de Sébastopol.

Et même si l’ensemble de la communauté internationale condamne ce référendum, les habitants de Crimée, à près de 60 % d’origine russe, pourraient bien voter en faveur d’un rattachement avec Moscou.

“Bien sûr, je vais voter pour le rattachement de la Crimée et de Sébastopol à la Fédération de Russie, pour que ces territoires deviennent dépendants de la Russie et je veux expliquer pourquoi. Au cours des 22 ans d’indépendance, malheureusement, ce pays n’a rien fait pour que nous sentions que l’Ukraine est notre patrie et pas seulement l’endroit où nous habitons” confie un habitant de Sébastopol.

Les plus inquiets en Crimée sont les Tatars. Cette minorité musulmane a été la seule à protester massivement le 26 février contre la présence russe. Habitants originaires de la péninsule, ils ont été massivement déportés sous Staline, avant de se réinstaller. Ils ne veulent pas être rattachés à Moscou.

“Ils ont décidé de faire un référendum le 16 mars. Mais même avant ça, ils ont déjà décidé aujourd’hui que la Crimée fait partie de la Russie. Mais ensuite le référendum doit avoir lieu le 16. ‘Est-ce que vous êtes d’accord pour rejoindre la Russie ?’ Bien sûr, c’est déplaisant” raconte Delyaver Rheshetov, à la tête d’un groupe d’auto-défense tatar.