DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Crimée : la minorité qui ne veut pas devenir russe

Vous lisez:

Crimée : la minorité qui ne veut pas devenir russe

Taille du texte Aa Aa

Ils représentent 12% de la population de Crimée, les Tatars, et pour cette minorité, pas question de rentrer dans le giron russe. Des centaines de personnes, des Ukrainiens aussi, ont fait une chaîne humaine en Crimée, pour refuser l’annexion à la Russie, 48 heures avant le référendum.
“Nous n’allons pas participer à ce référendum, dit un vieil homme, nous considérons comme une obligation de boycotter ce soit disant référendum.”

“Nous sommes en faveur de l’intégrité de notre pays, rajoute une jeune femme, nous avons toujours été Ukrainiens et nous le resterons.” “Nous voulons vivre en Ukraine, ce référendum est illégal, dit une autre femme, c’est une fraude, et ils organisent ce vote contre notre gré sous la pression des mitrailleuses.” “Ensemble avec la Russie”, proclament les affiches électorales. En écho, ce leader de la communauté russe en Crimée explique pourquoi son choix, c’est Moscou :

“Nous avons choisi la Russie par rapport à notre nécessité de défense, explique Sergey Tsekov, vice-président du parlement de Crimée. La Fédération russe nous protège. Je veux attirer votre attention sur le fait qu’en Crimée tout est calme, les gens sont plutôt heureux et ça c’est ce qui prime parce que nous nous sentons en sécurité sous la protection de la Fédération russe.”

Dans cette région pro-russe, le oui au rattachement ne fait pas de doute dimanche. Ici la majorité espère qu’il ne faudra que deux ou trois semaines pour une accession formelle à la Russie.