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USA-Russie : toujours pas de vision commune sur l'Ukraine


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USA-Russie : toujours pas de vision commune sur l'Ukraine

Les Etats-Unis et la Russie n’ont pas de “vision commune” sur la situation en Ukraine, c’est ce qu’a déclaré depuis Londres Serguei Lavrov. Et c’est d’ailleurs séparément que John Kerry et lui-même, chacun dans leurs ambassades, ont tenu des conférences de presse. Le ministre russe des Affaires étrangères a ajouté que la Russie “n’avait pas le projet d’envahir le sud-est de l’Ukraine”, mais que Moscou allait “respecter le souhait des habitants de la Crimée” lors du référendum de dimanche. Le tribunal constitutionnel d’Ukraine a déclaré aujourd’hui que ce referendum était anticonstitutionnel. Faux, répond Poutine qui déclarait peu après que le vote était conforme au droit international.

C’est la quatrième fois en une semaine que Serguei Lavrov et John Kerry se rencontraient pour évoquer la crise ukrainienne. Nous sommes à 48 h du référendum sur le rattachement de la région ukrainienne de Crimée à la Russie. La réunion de la dernière chance a duré plusieurs heures à Londres, mais sans donner de résultats, alors que sur le terrain de nouvelles troupes russes ont débarqué aujourd’hui dans la presqu‘île ukrainienne de la mer Noire. La Russie met en avant son devoir de protèger les citoyens de Crimée. Et les autorités ukrainiennes craignent que Moscou ne s’arrête pas à une annexion de la république autonome de Crimée. Les régions russophonnes de l’est de l’Ukraine ont connu hier soir leurs plus graves violences. A Donetsk, où vivent de nombreux russophones, le nouveau gouverneur de la région a accusé aujourd’hui les Russes d‘être derrière les violences qui ont fait un mort la veille. John Kerry a averti le Kremlin que les Etats-Unis et l’Union européenne imposeraient des sanctions concertées à la Russie dès lundi si le référendum criméen était maintenu. Serguei Lavrov a répondu que les sanctions contre la Russie seraient contre-productives. Les Européens ont dressé une liste avec 120 à 130 noms de personnalités russes visées par des interdictions de visas ou le gel des avoirs, parmi elles, les PDG des groupes Gazprom et Rosneft. Et l’ex-ministre russe des Finances a averti que l‘économie russe pâtissait déjà des conséquences des tensions autour de l’Ukraine, avant même les sanctions contre la Russie.

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