DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Fébrilité à la frontière russo-ukrainienne, près de Kharkiv


Ukraine

Fébrilité à la frontière russo-ukrainienne, près de Kharkiv

La Russie a beau assurer qu’elle n’a pas l’intention d’envahir les régions russophones ukrainiennes, il n’empêche : sur les frontières orientales de l’Ukraine comme par exemple près de Kharkiv, il règne une certaine fébrilité.

“Le territoire russe se trouve juste de l’autre côté de la frontière, indique Angelina Kariakina, envoyée spéciale d’euronews. D’ici, on ne voit aucun soldat russe, aucun équipement militaire particulier. Pour le moment. Mais les gardes frontières ukrainiens ont renforcé la sécurité. Ils disent intercepter chaque jour des dizaines de personnes soupçonnées de vouloir entrer en Ukraine pour déstabiliser le pays ou provoquer des violences”.

“Les gens qu’on a interceptés avaient des couteaux, des bombes de gaz lacrymogènes, des gants habituellement utilisés par les unités spéciales de la police, précise Oleksandr Moskvyn, garde-frontière”.

Après ce qui s’est passé jeudi soir à Donetsk (un manifestant poignardé lors de heurts avec des militants pro-russes), la tension est plus vive dans les villes de l’est ukrainien.

Mais est-il possible que les choses dégénèrent en conflit ouvert ? Certains refusent de l’imaginer. “De nombreuses familles sont partagées entre la Russie et l’Ukraine, dit un habitant transfrontalier. Moi, par exemple : je vis en Ukraine, mais mes enfants vivent à cheval sur les deux pays. Vous imaginez quelqu’un venir de Russie et me tirer dessus ? Ou que moi, j’aille faire la même chose là-bas ? Ce n’est pas possible !”

Côté ukrainien, on sait que l’armée russe mène des exercices de l’autre côté de la frontière. Alors, on essaie d’en faire autant.

Pendant ce temps, à Kharkiv, des militants pro-russes ont prévu d’organiser ce dimanche une sorte de “référendum”, voulant imiter la tentation sécessionniste de la Crimée.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Crimée : la minorité qui ne veut pas devenir russe