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La Crimée sans l'Ukraine.....


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La Crimée sans l'Ukraine.....

Le climat tempéré de la Crimée est propice au tourisme. C’est une direction privilégiée pour les ukrainiens et les russes, spécialement la région de Yalta. Près de 6 millions de touristes ont visité la Crimée l’an dernier.

Mais avec l’arrivée de soldats russes et de navires de guerre, les stations balnéaires, comme celles de Yalta ou Evpatoria, craignent déjà de lourdes pertes financières et une mauvaise saison touristique. Le tourisme est l’un des piliers de l‘économie de la Crimée.

Quelle est donc la viabilité de la Crimée sans l’Ukraine ?

Le Produit intérieur brut de la Crimée est estimé à trois milliards d’euros. Dans ces richesses produites c’est le secteur des services qui prédomine à 60% grâce au tourisme notamment. Viennent ensuite l’industrie 16% et l’agriculture et notamment le domaine viticole.

Mais les exploitations agricoles de Crimée ont besoin d’eau pour produire, or la Crimée est dépendante à 80% de l’Ukraine pour son eau ainsi que pour son électricité et à 65% pour son gaz.

La Crimée : deux milloins de personnes vivent sur un territoire peu plus petit que la Belgique. Si la Crimée est rattachée à la Russie, cette dernière “ne sera pas capable de compenser à court terme les ressources que l’Ukraine fournit à la Crimée, parce que les infrastructures pour le faire n’existent pas entre la Russie et la Crimée”, avertit un expert en énergie du centre Nomos à Kiev, cité par l’agence France Presse.

Un minuscule bras de mer sépare la Russie de l’extrême est de la Crimée et la construction d’un pont pour le traverser prendra des années.

Enfin, la présence de la flotte russe de la Mer Noire, en Crimée, à Sebastopol précisément coûte à Moscou 80 millions d’euros chaque année, une somme qui est versée au gouvernement ukrainien.

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