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Trois ans de conflit : triste anniversaire en Syrie


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Trois ans de conflit : triste anniversaire en Syrie

On célèbre aujourd’hui un funeste anniversaire en Syrie. Le conflit, qui décime le paysage jour après jour, entre dans sa quatrième année. Environ 146.000 personnes ont péri depuis le 15 mars 2011.

Ce fameux jour, dans le sillage des soulèvements populaires en Tunisie et en Egypte, un mouvement protestataire s’organise, suite à l’arrestation de jeunes accusés d’avoir tagué des graffitis anti-Bachar el-Assad.

Férocement réprimés, les manifestants résistent, et se militarisent dès l‘été 2011 sous la bannière de l’Armée syrienne libre.

Si l’opposition est par la suite minée par des luttes intestines, dans lesquelles interfèrent des radicaux djihadistes, le régime reste quant à lui arc-bouté sur son pouvoir depuis trois ans. Et ce n’est pas fini.

En pleine guerre civile, Bachar al-Assad n’exclut pas de briguer un troisième mandat, le sien expirant en juillet prochain. Le parlement syrien a voté ce vendredi une loi autorisant sa réélection.

Trois ans de conflit sans qu’aucune solution ne s’impose.

Après l’attaque chimique présumée d’août 2013 en banlieue de Damas, le ton monte à Washington et à Londres. Mais le Congrès américain comme le Parlement britannique disent “non” à une intervention militaire en Syrie.
Quant aux pourparlers de paix de ce début d’année, à Genève, ils s’avèrent stériles.

Sur le plan humanitaire, la crise est aussi complexe qu’inédite. Il y a les déplacés, à l’intérieur du pays, ceux qui sont pris au piège des villes assiégées, et les réfugiés : ils environ 750 000 au Liban, 660 000 en Jordanie, ou encore 600 000 en Turquie. Au total, deux millions et demi de syriens ont fui dans les pays voisins.

Ces réfugiés vivent dans des conditions précaires, dans des camps. Les ONG dénoncent de graves pénuries sanitaires et alimentaires.

A Rome, le groupe de travail international sur les défis humanitaires générés par le conflit syrien a dressé un constat d‘échec : la communauté internationale, n’a pas su, estime-t-il, obliger Damas à tenir ses engagements.

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