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Vladimir Poutine défie l'Occident


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Vladimir Poutine défie l'Occident

Le maître du Kremlin n’a que faire des menaces occidentales. Il l’a prouvé hier encore en signant un traité qui rattache la Crimée à la Russie. Sorti renforcé du référendum criméen, le président russe a même battu un nouveau record de popularité depuis sa réélection en 2012.

“Chers citoyens russes, Chers Criméens, habitants de Sébastopol, après un dur, long, et fatigant périple, la Crimée et Sébastopol sont rentrés chez eux”, a lancé Vladimir Poutine aux 120 000 personnes venues écouter son discours sur la place Rouge.

A Simféropol, capitale de la Crimée, d’autres ont célébré l‘événement avec des arguments parfois surprenants, surtout lorsque l’on interroge les plus jeunes. Un adolescent déclare “Si l’Union soviétique revenait, ce serait merveilleux. Le Bélarus, la Russie, l’Ukraine, l’Alaska – on est tous frères, tous, nous avons le même sang.”

De son côté Kiev condamne la stratégie russe. Le président ukrainien par intérim n’a pas hésité à comparer la politique moscovite à celle des nazis avant la Seconde Guerre mondiale. Une habitante de la capitale ukrainienne, les larmes aux yeux, se désole : “Je veux que Poutine arrête de se moquer de notre peuple. Je veux qu’il reste en Russie, qu’il les gouverne, mais surtout qu’il ne touche pas à notre peuple et qu’il ne torture pas l’Ukraine.”

“Avoir approuvé le référendum sous la menace d’armes à feu… Je pense qu’il s’est humilié devant le monde entier. Je pense que le monde entier mettra fin à ses relations avec lui”, ajoute un autre Ukrainien.

Des sanctions ont certes été prises par Washington et l’Union européenne. Un geste purement symbolique qui prive une vingtaine de personnalités russes et ukrainiennes de visas et gèle leurs avoirs. La Maison Blanche a invité le G7 et l’Union européenne à se réunir la semaine prochaine à La Haye pour débattre de la situation en Ukraine.

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