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Dubaï s'illumine


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Dubaï s'illumine

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La cité-Etat a inauguré sa première Fête des lumières, directement inspirée de celle qui existe depuis plusieurs années maintenant à Lyon, et qui connaît un rayonnement mondial.

32 installations ont investi Downtown Dubaï, où trône la plus haute tour du monde, la tour Burj Khalifa.

‘‘Je suis très impressionnée ; c’est la première fois que je vois de telles lumières. Je viens d’Indonésie et je suis venue spécialement pour ça’‘, dit cette femme.

Les différences architecturales majeures qui existent entre Lyon et Dubaï représentaient un défi de taille pour les organisateurs de l‘évènement, qui appréhendaient surtout le gigantisme de la cité-Etat.

“Ce gigantisme, qui pouvait nous faire peur, me faire peur, n’a finalement pas du tout été un frein’‘, souligne Jean-François Zurawik, le directeur des évènements à la Ville de Lyon.
‘‘Ça a été un espace de liberté, de proposition et cela a surtout été une très très belle surprise pour des artistes lyonnais. Quand on pense qu’au pied de la tour Burj Khalifa, les sphères de Jérome Toq’r, qui n’ont jamais été au centre-ville de Lyon, se retrouvent au pied de la plus grande tour du monde, je trouve qu’il y a un côté clin d‘œil émouvant.’‘

On retrouve à Dubaï de nombreuses installations ou artistes, qui avaient illuminé, ces dernières années, le centre-ville de Lyon. Parmi eux, Jean-Charles de Castelbajac. Il décrypte son oeuvre :

“Mon idée ici, c‘était d’amener l’histoire de l’ancien continent, sur un continent et dans une ville qui est en train de créer son histoire. Donc, il y avait cette volonté d’installer quelque chose de l’ordre de l‘émotion, de l’ordre du souvenir, et je voulais un peu construire cette sorte de château fort qui est un peu un château fort d’enfant au cœur de cette ville où on construit des tours du futur”.

Une atmosphère spectrale, mystérieuse presque inquiétante, à l’image de ce dragon de dix tonnes, planté au milieu de l’eau.

Et que dire de ces façades qui s’animent. Un show qui allie le son, la lumière, l’image et la vidéo.

Les Dubaïotes semblent subjugués par le spectacle.

‘‘Les images étaient parfaitement projetées. Elles nous envoyaient un message. C‘était un très beau spectacle’‘, dit une spectatrice.

‘‘Nous sommes très fiers de cette Fête des lumières’‘, ajoute cet homme. ‘‘C’est un évènement magnifique, coloré, et ça attire les touristes à Dubaï.’‘

De notre correspondant à Dubaï François Chignac : “Le pari, ici, était de parvenir à mettre en adéquation l’esprit créatif du festival des lumières et le gigantisme de l’architecture de Dubaï. Il suffit de regarder autour de moi pour constater que le pari est largement réussi.’‘

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