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L'économie russe n'a pas besoin de sanctions occidentales pour être fébrile

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L'économie russe n'a pas besoin de sanctions occidentales pour être fébrile

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L’horizon est sombre pour l‘économie russe. Une tendance qui n’est pas forcément liée aux sanctions prises par les puissances occidentales suite à l’annexion de la Crimée par Moscou. Les premiers symptômes sont plus anciens. Depuis plusieurs mois déjà, des signes de fébrilité sont bien visibles.

Ainsi, l’indice MICEX à la bourse de Moscou est le plus mauvais élève depuis le début de l’année avec plus de 10 % de baisse. Le rouble est lui aussi sur la pente descendante, ayant concédé environ 9 % au dollar. Seul la monnaie argentine fait pire. Enfin, la fuite des capitaux atteint des proportions inquiétantes, puisque 35 milliards de dollars ont quitté la Russie pour les seuls mois de janvier et février.

Dans ce contexte, ce ne sont pas les premières sanctions occidentales – visant des individus – qui pèsent sur l‘économie russe, mais c’est bien la perspective de nouvelles mesures de rétorsion, cette fois contre des secteurs spécifiques, qui inquiète : “La situation est très négative pour notre économie parce que personne ne sait quelles sanctions pourraient suivre, explique un trader russe. (…) C’est très mauvais pour les marchés parce que les investisseurs ont bonne mémoire. Quand ils partent, en général, ils ne reviennent pas”, dit-il.

La perte de confiance des marchés et des investisseurs se traduit également par une hausse des taux d’emprunts pour l‘État russe. Autant de facteurs qui poussent de nombreux économistes à prédire que la neuvième économie mondiale connaîtra une récession aux second et troisième trimestres, et peut-être même au-delà.