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Vivre ou survivre à Kaboul

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Vivre ou survivre à Kaboul

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Dans les rues de la capitale afghane tout est calme. La vie semble couler tranquillement. Pourtant, elle est loin d‘être facile pour les Afghans. L‘élection présidentielle met un terme au règne d’Hamid Karzaï. Reste un pays divisé, gangrené par la corruption, des conditions de vie rudes et des attaques meurtrières à répétition. Les Afghans sont fatigués et découragés.

“Les gens ici souffrent. Ils voudraient un président ayant bon caractère, un sage, qui ne soit pas corrompu, qui ne vole pas et ne violente pas son peuple. Un homme qui serve son pays”, dit un Afghan.

Kaboul, c’est aussi un quartier moderne dans le centre et des quartiers chics réservés à une élite. Difficile quand on s’y rend d’imaginer que près de 80 % des Afghans vivent dans la misère.

L’envers du décor. Pendant qu’en ville, certains surfent sur internet, dans les montagnes au nord de Kaboul, d’autres tentent de survivre.

“Le problème majeur dans cette région, c’est le manque d’eau potable. Elle fait cruellement défaut. Quand vous avez de l’eau pour un jour, vous n’en avez plus pour le mois suivant”, explique un habitant de la région.

Le taux de chômage en Afghanistan avoisine les 40 %. Miné par trois décennies de conflit, le pays est l’un des pauvres du monde.

Mustafa Bag, euronews:

“Des dizaines de milliers de personnes vivent dans cette banlieue de Kaboul. Ils n’ont pas accès à l’eau courante et l‘électricité est quasi-inexistante. Les familles vont chercher de l’eau directement dans les sources et les fontaines avant de rapporter les bidons chez eux. Et il n’y a de l’eau que quelques heures par jour. Ces Afghans espèrent que le nouveau gouvernement leur accordera plus d’attention et qu’il développera les infrastructures”.