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Mise au point sur la question du gaz russe

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Mise au point sur la question du gaz russe

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Après avoir menacé hier, Vladimir Poutine a déclaré, à l’intention des Européens, qu’il honorerait ses engagements. Il ne compte pas stopper les livraisons de gaz via l’Ukraine, une réponse aux inquiétudes de l’UE : “Les approvisionnements en gaz de la Russie vers l’Union européenne sont normaux et stables à ce jour”, a déclaré la porte-parole de l’UE. “Nous espérons de la Russie qu’elle respecte ses engagements et nous espérons de l’Ukraine qu’elle respecte ses engagements de transit vers l’Union européenne.”

Mais la Russie compte bien parler gros sous la semaine prochaine à Genève avec les Européens et les Ukrainiens. Le problème reste la dette gazière de l’Ukraine.

“L’apparent récent changement de position de l’Union européenne et l’appel à des consultations russo-européennes en tant que partenaires sont les bienvenus. Nous sommes prêts à discuter, y compris des problèmes soulevés par la lettre de Vladimir Poutine aux
pays qui reçoivent du gaz russe via le territoire ukrainien” a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Depuis Kiev, ce vendredi, le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt expliquait que si Moscou concrétisait ses menaces sur l’arrêt des livraisons de gaz, ce ne seraient pas les Européens qui y perdraient le plus :

“La Russie devrait apprendre des expériences de 2006 et 2009. Faire de la question énergétique, une arme, un moyen de pression, fonctionne sur le court terme. Mais le retour de flamme serait pour la Russie à long terme. La Russie est plus dépendante des revenus du gaz que l’Europe n’est dépendante du gaz. Donc oui, il y aurait des problèmes à court terme, si la Russie exécute ses menaces, mais au bout du compte, elle aura plus de problèmes que nous.”

Les achats européens de gaz à la Russie couvrent 25 % des besoins des pays de l’UE, pour une facture totale de 35 milliards d’euros en 2013.

La situation économique de la Russie s’est déjà détériorée depuis le début de la crise en Ukraine.