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A la rencontre de cette "République populaire de Donetsk"


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A la rencontre de cette "République populaire de Donetsk"

Que veulent les activistes pro-russes ou anti-Maïdan de Donetsk ? Nous sommes allés à leur rencontre. Ils restent cantonnés dans une partie de Donetsk, à l’intérieur et autour du siège de l’administration régionale.

Selon un sondage récent, 66 % des habitants veulent une Ukraine unie alors que 27 % veulent la quitter et rejoindre la Fédération de Russie.

“L’unité du pays devrait être préservée, c’est mon opinion et celle de mes amis, nous ne vendrons jamais notre patrie”, explique Alexander Dyakov, le chef du comité de police de ce qu’ils appellent “la République populaire de Donetsk”.
“Je suis né dans une Ukraine soviétique, c‘était l’Ukraine mais soviétique, alors pourquoi ne pas réintégrer la communauté des Etats indépendants? “

Il faut savoir que l’Ukraine a quitté la CEI après le rattachement de la Crimée à la Russie.

Pus radical, ce cosaque explique que “les vrais patriotes qui veulent la réunification sont ceux qui n’ont pas d’argent, que seuls les riches sont du côté européen et américain.”

A ce jour, l’autorité auto-proclamée de “la République populaire de Donetsk” souhaite une fédéralisation dans le cadre de l’Ukraine et non un rattachement à la Russie.

“Concernant le référendum national ukrainien, nous n’allons pas attendre et nous allons organiser un scrutin local dans la province de Donetsk. Nous avons des liens avec la Russie sur certains aspects, mais il n’est pas question de rejoindre la fédération de Russie” explique Djavad Iskenderov, co-président du gouvernement temporaire de “la République de Donetsk”.

Les responsables de l’occupation des bâtiments administratifs de Donetsk semblent donc plus modérés que les autorités de Crimée ne l’ont été.

Nous avons rencontré Volodymir Kipen, sociologue, qui nous livre cette analyse :

“Les Ukrainiens de l’Est ont peur des radicaux qu’ils ont vus à l’ouest, des ultra-nationalistes violents, ils ont peur de l’autorité centrale, ils pensent qu’elle pourrait sanctionner la région du Donbass pour son soutien à Viktor Ianoukovitch et à sa famille, ils sont aussi effrayés par les politiciens américains et européens”.

Les habitants de l’Est seraient effrayés par le changement, effrayés par d‘éventuelles sanctions du nouveau gouvernement, ou d‘éventuelles atteintes à leurs droits. Kiev doit donc les rassurer avant tout.

Et notre envoyé spécial Sergio Cantone de conclure :
“Dans le reste de la ville de Donetsk, comme dans la majeure partie de la région, les activités quotidiennes se poursuivent normalement. Les gens continuent d’aller travailler, rien n’est arrêté. Il y a une certaine peur, beaucoup de tensions, mais la vie suit son cours.”

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