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Art contemporain poignée dans le coin


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Art contemporain poignée dans le coin

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Wolfgang Spindler, euronews :
“Le fait de conduire une moto peut être de l’art. Mais quel peut bien être le rapport entre les motos et les bikers et les expositions d’art contemporain comme ici à Lyon ? C’est ce que nous allons voir.”

Les motos sont les stars de l’exposition collective intitulée “Motopoétique” et présentée au Musée d’Art Contemporain de Lyon mais il faut se dépêcher, l’expo doit prendre fin le 20 avril.

En tout quarante artistes qui ont répondu à l’appel de deux commissaires fana de motos Paul Ardenne et Barbara Polla : “Je suis Barbara Polla, commissaire associée pour Motopoétique”

Paul Ardenne : “Nous n’avons souhaité montrer que des œuvres expérimentales, c’est à dire où des artistes s’emparaient de la moto non pas dans une perspective, soit d’illustration, la représenter telle quelle, soit de clichés de dire “la moto finalement c’est le véhicule de la liberté”, mais pour aller beaucoup plus loin, pour ouvrir des voies, en fait à l’imaginaire, à la création.”

Laurent Faulon a recouvert ses engins de graisse dans le cadre de son travail intitulé Heavy Rider : “Pour moi, dit-il, c’est un peu des objets de convoitises, des objets de consommation qui sont comme figés dans la graisse de nos désirs. L’idée était de faire subir à ces motos un traitement qui leur donne un double aspect d’attirance et de répulsion.”

Moo Chew Wong est un peintre d’origine malaysienne, il est installé en France et visiblement, il aime bien suivre les motards et leurs passagères : “Quand je voyais des filles transportées par une moto, moi ça me fascine. Vraiment je trouve que c’est la chose la plus érotique que l’on puisse imaginer. En trois à quatre heures, je peins un tableau, c’est uniquement avec un couteau, ça glisse, et c’est une façon très personnelle mais très rapide de peindre comme ça. Action Painting, quick paintings.”

Du carton recyclé et un peu de colle et voici des modèles mythiques qui deviennent fragile réalité sous les mains de l’artiste britannique Chris Gilmour.

euronews :
“Cela prend combien de jours et de semaines ?”

Chris Gilmour :
“Cela a pris deux ou trois mois pour celle-ci. C’est le chopper d’Easy Rider, la moto de Peter Fonda. Le travail que je fais utilise des matériaux commerciaux, des rebuts de ces matériaux pour représenter des choses importantes ou de valeur.”

Difficile de reconnaître les marques sous le traitement de cuir et les caparaçons réalisés par Tïa-Calli Borlase : “Je l’ai complément recouverte d’un volume drapé et je l’ai contrasté avec tout un harnachement de cuir qui rappelle effectivement le monde équestre. Donc en fait, c’est un rapprochement hybride du monde de la moto et du monde animal équin.”

euronews :
“Est-ce de l’art ou de l’artifice, chacun doit juger par lui-même. Une chose est sûre, en évoquant un thème aussi populaire que les motos, on attire certainement plus de monde dans un musée d’art moderne qui d’ordinaire circule loin des institutions culturelles.

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