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L'Algérie aux urnes

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L'Algérie aux urnes

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Après le vote anticipé des 800 000 Algériens résidant en France samedi, c’est au tour des bureaux de vote d’Algérie d’ouvrir leurs portes.
22 millions d‘électeurs sont appelés à se prononcer ce jeudi.
Le président sortant, Abdelaziz Bouteflika apparaît comme le grand favori de l‘élection malgré ses ennuis de santé qui l’ont empêché de mener lui-même campagne.

Commentaires dans les rues d’Alger :
“Je choisis Bouteflika parce qu’on a confiance en lui. C’est notre président et nous n’avons pas besoin de quelqu’un d’autre. C’est notre pays. L’Algérie est notre mère, nous voulons la paix, vive l’Algérie!”

“Personne n’ira voter. Les dés sont déjà jetés, c’est une mascarade électorale. Pour être honnête, on ne peut pas appeler ça une élection et personne n’ira voter, je vous le jure”.

“Moi je vais aller voter, mais je ne suis pas convaincu par ces élections, je ne suis pas convaincu par leurs programmes et par aucun d’entre eux en fait.”

Le concurrent le plus sérieux de Bouteflika, c’est cet homme, Ali Benflis. Grand perdant de la présidentielle de 2004, c’est un ancien proche de Bouteflika qui a en tête d’attirer les investisseurs.
Reste quatre autres candidats, Louisa Hanoune, chef du parti des travailleurs, député depuis 1999, se présente pour la troisième fois à ce scrutin.
Moussa Touati, pour la deuxième fois, est le candidat du FNA, parti nationaliste conservateur. Ali Fawsi Rebain se présente pour la troisième fois aussi et Abdelaziz Belaid, ancien membre du FLN est le petit nouveau et plus jeune candidat.

260 000 policiers sont mobilisés pour assurer la sécurité des 50 000 bureaux de vote.

Abstention et fraudes restent les grandes inconnues de ce scrutin. Alors qu’une coalition de cinq partis d’opposition appelle à boycotter l‘élection.