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Brésil : les favelas de Rio restent en ébullition

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Brésil : les favelas de Rio restent en ébullition

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A moins de deux mois de la Coupe du monde de football au Brésil, la police, mise en place spécialement dans les favelas pour les pacifier, semble au contraire attiser la colère des Brésiliens les plus pauvres. L’UPP (Unité de police pacificatrice) multiplie en effet les “bavures” tragiques à Rio de Janeiro. Elle est soupçonnée d’avoir tué trois habitants d’une favela du quartier de la célèbre plage de Copacabana. Un danseur de 25 ans, Douglas Rafael Pereira, qui était très populaire parmi les jeunes, a été retrouvé mort mardi après-midi dans les locaux d’une crèche. Selon son entourage, il aurait été battu à mort par des policiers de l’UPP qui le prenaient pour un trafiquant de drogue. Puis, au cours des émeutes qui ont suivi, un déficient mental de 27 ans a été tué d’une balle en pleine tête. La chaîne de télévision brésilienne Globo a annoncé qu’un enfant de 12 ans était également mort pendant les émeutes.

Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances controversées de la mort du jeune danseur, mais la police de Rio évoque déjà “une chute” comme possible cause du décès. Cela n’est pas fait pour apaiser les esprits, et des organisations de défense des droits de l’Homme appellent la population des favelas à manifester. “Quelle est cette Coupe du monde qui s’abreuve du sang de jeunes innocents ?” questionne une militante des droits de l’Homme. Pendant les funérailles de Douglas Rafael Pereira jeudi après-midi, des centaines de personnes ont traité les policiers d’assassins.

La police de Rio n’en est pas à ses premières bavures