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Premier débat européen télévisé entre les candidats à la présidence de la Commission européenne


Le bureau de Bruxelles

Premier débat européen télévisé entre les candidats à la présidence de la Commission européenne

Le tout premier débat présidentiel européen télévisé a eu lieu entre quatre des cinq candidats à la présidence de la Commission européenne. À moins de quatre semaines des élections européennes, ils ont exposé leur vision de l’avenir de l’Europe. Martin Schulz, candidat du Parti des Socialistes européens, Ska Keller, candidate du Parti des Verts européens, Guy Verhofstadt de l’Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe et Jean-Claude Juncker du Parti populaire européen, ont débattu notamment sur le thème de l‘économie européenne.

“Le plus gros problème pour les entreprises est de créer des emplois dans des pays à fort taux de chômage. L’Espagne, par exemple, ou le Portugal, acceptent la contraction de crédits pour les petites et moyennes entreprises. Je suggère un programme de crédit pour ces entreprises et les employeurs, établi sur la base d’un programme de crédit mené par l’Union européenne. Les jeunes doivent bénéficier de privilèges sur les taux d’intérêt et la durée de remboursement”, a expliqué Martin Schulz du Parti des Socialistes européens.

“Ce dont nous avons vraiment besoin dans l’avenir, c’est d’investissements. Des investissements dans des choses nécessaires à la société, comme transformer notre économie, la rendre plus verte de façon à stopper le changement climatique, investir dans l‘éducation et les services de santé, car ce sont des secteurs essentiels pour notre société. Il faut aussi créer des emplois de qualité car, je suis bien d’accord, il ne s’agit pas seulement de travail, les gens ont besoin d’emplois qui leur permettent de vivre, qui leur donnent des perspectives et dans lesquels ils ne sont pas exploités”, a exposé ensuite Ska Keller, candidate du Parti des Verts européens.

“Je suis pour investir davantage dans le marché numérique, vers une finalité d’un marché intérieur qui apporte une valeur ajoutée de 500 milliards à l’Europe et je suis en faveur d’une lutte européenne contre le dumping social. C’est la raison pour laquelle je milite depuis de nombreuses années pour un salaire minimum légal dans tous les 28 pays de l’Union européenne”, a dit pour sa part Jean-Claude Juncker du Parti populaire européen.

Pour les étudiants présents dans la salle, un aspect important devait être mis en avant, comment mettre tout cela en pratique.

“Comment pouvez-vous nous rassurer sur votre capacité à mettre en œuvre vos propositions économiques alors que le pouvoir réel de décision appartient au Conseil européen et non pas à la commission ? “, a demandé un étudiant.

“Nous devons avoir un président de la Commission qui a une vision pour l’avenir, qui est à la tête de cette Commission européenne et qui utilise le droit d’initiative. Nous devons poser des propositions et un package législatif sur la table du Conseil, tout le contraire de ce que fait Monsieur Barroso en ce moment. C’est-à-dire qu’il téléphone d’abord à Paris puis à Berlin. En fait, c’est l’inverse, d’abord Berlin, puis Paris, et il prend l’initiative seulement quand il a le feu vert des deux. C’est alors trop peu et trop tard. Encore une fois, nous avons besoin d’un gouvernement européen et d’une Commission européenne qui le dirige”, a répondu Guy Verhofstadt, candidat de l’Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe.

Les candidats ont répondu aux questions de milliers de jeunes de toute l’Europe posées aussi via les réseaux sociaux. Alexis Tsipras, candidat du Parti de la Gauche européenne, manquait à l’appel.

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