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Irak : sécurité renforcée à la veille des élections


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Irak : sécurité renforcée à la veille des élections

Couvre-feu nocturne et silence électoral à Bagdad à la veille des élections parlementaires. A Bagdad, la tension est palpable, la ville est soumise à des mesures de sécurité renforcées, avec de barrages filtrants à chaque coin de rue, dans tous les quartiers. Pour le seul mois de mars, 180 civils ont été tués dans la capitale. La branche d’Al Qaeda, l’Etat Islamique de l’Irak et du Levant a menacé les sunnites de mort s’ils votent.

Mais beaucoup de Bagdadis semblent déterminés, comme cet homme : “quelque soit la sécurité, demain on va voter, malgré les terroristes et contre le gouvernement corrompu. L’ensemble du peuple irakien veut changer ceux qui sont au pouvoir…”

Le premier ministre Nuri Al Maliki se bat pour un troisième mandat, mais fait face à l’opposition forcenée de ses adversaires, alors que la violence sectaire est au plus haut depuis 2008. Or, la concentration de pouvoir qu’il cumule depuis huit ans – il est aussi ministre de la Défence et de l’Intérieur – ainsi que l’offensive qu’il a lancée contre les milices sunnites en 2013 placent Al Maliki comme favori.

Les rues de Bagdad sont quasiment désertes, il y a très peu de circulation, et la plupart des magasins ont fermé leurs portes dès aujourd’hui, en prévision des élections de demain, et du couvre-feu qui entrera en vigueur ce soir, précise ici notre envoyé spécial en Irak, Mohammed Shaikhibrahim.

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