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Scènes de guérilla urbaine dans les rues d'Istanbul


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Scènes de guérilla urbaine dans les rues d'Istanbul

La journée du 1er mai promettait d‘être tendue, elle a tourné à l‘émeute entre des groupes de manifestants et 40 000 policiers déployés sur ordre du gouvernement Erdogan pour empêcher tout rassemblement sur la place Taksim. C’est là qu’en juin dernier est né la contestation anti-gouvernementale qui a fait vaciller le régime. Et de crainte de voir renaître un mouvement qui le dépasse, le Premier ministre avait formellement interdit tout rassemblement sur cette place à l’occasion de la fête des travailleurs.

Mais les centrales syndicales et des partis d’opposition avaient malgré tout appelé à s’y retrouver.

Notre correspondant nous explique que “dans cette rue qui mène à la place Taksim se trouvent les bureaux du syndicat de gauche Disk”. “Les militants et la police anti-émeutes s’affrontent ici depuis des heures” dit-il.

Selon la préfecture d’Istanbul, 90 personnes ont été blessées dont 19 policiers. Ces blessés n’ont été que légèrement atteints, pour la plupart incommodées par les gaz lacrymogènes, précise l’association des avocats progressistes.

Plus de 140 manifestants ont été interpellés.

Depuis l’an dernier, le gouvernement Erdogan est accusé de dérive autoritaire et islamiste.

Des incidents ont également éclaté à Ankara, où des centaines de manifestants ont été dispersés sans ménagement.

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