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Balkan Trafik : quand l'Europe de l'Est fait vibrer Bruxelles

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Balkan Trafik : quand l'Europe de l'Est fait vibrer Bruxelles

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C’est le rendez-vous incontournable des sons des Balkans et d’Europe de l’Est. La huitième édition du festival Balkan Trafik a fait vibrer Bruxelles en ce début mai. Déjà là l’an dernier, le groupe grec Imam Baildi a de nouveau séduit avec des chants traditionnels revisités à la sauce jazz, électronique et rap. Son batteur,Lysandros Falireas, a son idée sur ce succès. “Je peux écouter de la pop ou de l’indie rock britannique et être ému sans être Britannique. De même, un Britannique ou un Américain peut écouter de la musique grecque parce qu’il y trouve une histoire, une atmosphère qui sont universelles car tous les pays font l’expérience de situations similaires,” assure-t-il.

Si la musique est en vedette, le festival s’ouvre aussi au cinéma et au théâtre des Balkans. On y trouve aussi des ateliers et des débats portant sur différents aspects de la culture, comme la gastronomie par exemple.

Nicolas Wieers, fondateur et âme de Balkan Trafik, s’est laissé inspirer par l’actualité pour s’aventurer cette année au-delà des frontières orientales de l’Union. “Cette année, pour la première fois, Balkan Trafik s’ouvre un petit peu à l’Est, entre autres à l’Ukraine, parce qu’on a découvert Dhaka Bhraka, qui sont vraiment la voix de contestation de la place Maïdan en Ukraine”, explique-t-il.

Dhaka Bhraka jouit d’une grande popularité en Ukraine. Son chanteur, Marco, était sur Maïdan au premier jour de la contestation. “Ce qui nous définit le mieux, c’est notre quête identitaire, précise-t-il. Elle nous amène à une identification avec l’Europe, avec l’Occident. Mais en même temps, nous continuons à chercher notre propre voie et notre identité propre, aussi bien d’un point de vue géographique que sur le plan culturel.”