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Le chômage des jeunes atteint 70 % dans le Nord de la Grèce


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Le chômage des jeunes atteint 70 % dans le Nord de la Grèce

Dans le nord de la Grèce, en Macédoine-Occidentale, le paysage est à l’opposé de celui de la Grèce méditerranéenne et de ses touristes en quête de soleil. La mine de lignite a été longtemps le gagne-pain de ses habitants.

La Macédoine-Occidentale était l’une des régions les plus prospères de la Grèce. Les réserves de charbon ont donné naissance à des usines de la Public Power Corporation et ainsi à des milliers d’emplois bien rémunérés. Tout s’est arrêté il y a dix ans.

A Kozani, la capitale régionale, rencontre avec Tasos Sidiropoulos,directeur des programmes de la Compagnie de Développement de la Macédoine-Occidentale : “Je dirais que la domination absolue du secteur de l‘énergie a en réalité anéanti tout esprit d’entreprise important qui aurait pu être développé dans la région”.

Le déclin économique de la région de Macédoine-Occidentale a propulsé le chômage des jeunes au deuxième rang européen, derrière Ceuta en Espagne, avec un taux à plus de 70 % en avril 2014 selon le baromètre européen Eurostat. Un chiffre impressionnant qui pèse lourd sur les épaules des jeunes diplômés comme Stefanos Stergiou, un ingénieur du son de 24 ans. Il passe des heures devant son ordinateur à chercher un emploi : “Je suis à la recherche d’un emploi depuis deux ans et demi. Je suis sur le web tous les jours, sur des sites d’offres d’emploi, j’envoie des CV en Grèce et à l‘étranger. Tout ce que j’ai réussi à trouver, ce sont des emplois à court terme, principalement dans des bars et sans assurance”.

L’université de Macédoine-Occidentale compte 15 000 étudiants, dont beaucoup ne trouveront pas d’emploi : “Comme tous mes autres collègues étudiants, je postule pour être enseignante à temps partiel mais sans succès explique Rafaela Tsiavara, étudiante en Maîtrise de Lettres. La plupart d’entre nous postule dans chaque école privée de Grèce. Mais on est tellement nombreux que mêmes ces écoles privées ne peuvent absorber un si grand nombre d’enseignants. À cause du chômage, certains d’entre nous ont commencé des études de deuxième ou de troisième cycle. D’autres ont commencé à travailler dans des branches qui n’ont rien à voir avec leurs études”.

Rafaela et d’autres jeunes diplômés de la région se sont associés pour participer à des programmes d‘échanges, des stages de formation et d’autres initiatives. Objectif : leur ouvrir les portes d’un meilleur avenir.

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