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Nigeria: les lycéennes kidnappées, "esclaves" de Boko Haram


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Nigeria: les lycéennes kidnappées, "esclaves" de Boko Haram

Au Nigeria, Boko Haram a revendiqué ce lundi l’enlèvement des quelque 200 lycéennes le 14 avril dernier. Dans un message vidéo, le chef de ce groupe islamiste a indiqué que les jeunes filles seront “traitées en esclave”, “vendues” et “mariées de force”.

Ce dimanche, les mères des lycéennes kidnappées se sont à nouveau mobilisées. Elles réclament la libération de leur filles, mais surtout une plus grande transparence et une plus grande implication des autorités dans les recherches.

“Les autorités mentent sur le sort des disparues, affirme Martha la mère d’une des filles kidnappées. On nous cache des choses depuis le début, et ça continue. En fait, les dirigeants n’ont rien fait jusqu‘à présent.”

Trois semaines après cet enlèvement massif, le président nigérian Goodluck Jonathan s’est exprimé sur le sujet. Dans une interview télévisée, il en a appelé à l’aide des Etats-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de la Chine. Il a aussi demandé une plus grande coopération des parents des filles kidnappées. D’après Goodluck Jonathan, certaines familles ne se sont pas manifestées auprès de la police pour transmettre l’identité précise de leur enfant.

Plus de 200 lycéennes ont été kidnappées. Certaines ont réussi à s’enfuir au moment de l’enlèvement. 2 d’entre elles ont d’ailleurs raconté ce qui s’est passé, dans une interview publiée ce dimanche.
“Les assaillants nous ont fait croire qu’ils étaient des soldats. Quand on a découvert la vérité, il était trop tard. Ils ont mis le feu à l‘école. Ils criaient et ils étaient grossiers”.
Cela s’est passé à Chibok dans le nord-est du pays. Une région dans laquelle les activistes de Boko Haram veulent imposer la charia, la loi islamique.

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